Eboulement de falaise : la commune de Quiberville en Seine Maritime à nouveau touchée

Un nouvel éboulement de falaise s’est produit ce lundi 3 avril sur la plage de Quiberville, près de Dieppe en Seine Maritime. La municipalité appelle à la prudence.

C’est un nouveau pan de falaise qui est tombé à Quiberville à l’ouest de la plage.

La promenade sous les falaises étant déjà interdite, la municipalité n’a pas mis en place de périmètre de sécurité. Elle appelle néanmoins à la prudence sur sa page Facebook.

Après la disparition de l’arche de la plage du Tilleul près d’Etretat le week-end du 21 janvier 2023, et l’impressionnant éboulement du 22 février au Cap Fagnet à Fécamp, où un pan de falaise de 40 mètres de large sur 15 de profondeur est tombé, emportant avec lui le calvaire des marins qui trônait en haut, le phénomène de recul du trait de côte semble s’amplifier sur le littoral seino-marin. Pourtant, pour Stéphane Costa, enseignant-chercheur en géographie à l’Université de Caen et spécialiste de la question, il n’y a pas plus d’éboulements qu’avant.

On compte une soixantaine d’éboulements par an chez nous, ce n’est pas plus que par le passé. On s’en émeut davantage peut-être car ces phénomènes se déroulent désormais plus près des zones urbaines.

Stéphane Costa, enseignant-chercheur en géographie à l’Université de Caen

 

  • Le camping de Quiberville relocalisé

La commune de Quiberville est sensible aux assauts de la mer et au changement climatique. Elle tente d’anticiper les crises à venir.  

Depuis 10 ans, la Ville travaille à la relocalisation de son camping situé jusqu’alors en bord de mer et déjà victime d’une grosse inondation en 1999.

Des travaux sont en cours, pour que l’établissement ouvre l’été prochain 700 mètres plus loin dans les terres.

A son emplacement actuel, 30 hectares de terrain seront dédiés à la biodiversité. Au gré des marées, la mer entrera dans ce nouvel espace. Cette initiative est une première en France et coûte au total 8.6 millions d’euros. Elle est financée à 80% par des fonds européens, départementaux et régionaux, pour le reste la commune a dû s’endetter. Un gros investissement qui permettra à terme à cette zone d’être moins soumises aux risques.