Près de Rouen, une centaine de postes à pourvoir au Centre Hospitalier du Rouvray

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Écrit par Amandine Pointel (avec Stéphanie Letournel)

Le Centre Hospitalier du Rouvray, près de Rouen (Seine-Maritime), peine à recruter des soignants et organise des demi-journées de l’emploi du 6 au 17 septembre 2021. Le but : rencontrer les professionnels de la santé mentale et des ressources humaines avec la possibilité de déposer son CV.

Le CH du Rouvray, situé à Sotteville-lès-Rouen (Seine-Maritime) peine à recruter. Le Centre Hospitalier spécialisé en santé mentale lance une campagne de recrutement en organisant des demi-journées de l’emploi du 6 au 17 septembre 2021. "On a un fort besoin de recrutement depuis quelques années", indique Erik Diedhiou, responsable service paie du CH du Rouvray.

Une centaine de postes à pourvoir

De nombreux postes sont à pourvoir, parmi eux : infirmiers et aides-soignants mais aussi psychomotriciens, orthophonistes, éducateurs spécialisés, ergothérapeutes ou encore agents d'entretien et électriciens. "Nous avons en tout une centaine de postes à pourvoir, tous métiers confondus", explique Véronique Malbrec, cadre supérieur de santé au CH du Rouvray. "On a beaucoup de postes d'infirmiers vacants".

Les demi-journées de l’emploi sont organisées les 6, 8, 10, 13, 15 et 17 septembre 2021 entre 9h et 12h, au Centre Hospitalier du Rouvray à Sotteville-lès-Rouen, avec ou sans rendez-vous. Ces matinées sont dédiées à la rencontre de professionnels de la santé mentale et des ressources humaines avec la possibilité de déposer directement son CV.

Infos pratiques : 

  • CH du Rouvray : 4 rue Paul Éluard, à Sotteville-lès-Rouen
  • Prise de rendez-vous : recrutement@ch-lerouvray.fr
  • Le pass sanitaire n’est pas requis pour participer à cet événement.

Un secteur qui peine à recruter

Et en cette première demi-journée de recrutement, les candidats ne se sont pas bousculés ce lundi 6 septembre. En trois heures, seulement quatre personnes se sont présentées et deux ont déposé leur CV. "Aujourd'hui les soignants sont très mobiles. Les jeunes ne veulent pas faire toute leur carrière en psychiatrie et on envie d'aller voir ailleurs", explique Véronique Malbrec. "Auparavant, le diplôme pour travailler en psychiatrie était spécifique mais maintenant ce n'est plus le cas".

En juillet, le CHU de Rouen lançait aussi une grande campagne de recrutement pour attirer une centaines de nouveaux soignants. Un manque qui ne serait pourtant pas directement lié à la crise sanitaire. 

Une image ternie par les grèves ?

Cette campagne de recrutement intervient trois ans après le début d'une longue mobilisation des soignants du CH du Rouvray. En mars 2018, les syndicats lançaient des journées de mobilisations et de manifestations pour obtenir plus de postes et répondre à la souffrance au travail d'une partie du personnel. Les soignants évoquaient aussi des conditions d'accueil difficiles pour les patients atteints de troubles psychiatriques et dénonçaient l'installation de lits de fortune dans des lieux inappropriés pour assurer un suivi correct. Certains salariés étaient allés jusqu'à une grève de la faim pendant 18 jours.

En juin 2018, un protocole de sortie de grève avait été signé avec notamment l'Agence Régionale de Santé, pour octroyer 30 postes supplémentaires. Mais plus d'un an après, en 2019, des représentants de la CFDT, de la CGT et de SUD dénonçaient le non-respect de ce protocole. Selon eux, la direction avait bien embauché 20 personnes mais ces nouveaux postes étaient pour la plupart des remplacements de départs à la retraite. Un nouveau mouvement de grève a alors été lancé.

Aujourd'hui, parmi les avancées, il y a eu tout de même la création d'une nouvelle unité pour adolescents.