Alors que l'état de santé du chanteur s'améliore, l'enquête sur les circonstances de la blessure par balle progresse. Le chanteur périgourdin, toujours soigné à l'hôpital Haut-Lévêque de Pessac, près de Bordeaux, devait être entendu, ainsi que sa femme, ce mercredi 24 avril, dans l'après-midi, par les enquêteurs. Le procureur de Mont-de-Marsan, Olivier Janson, tiendra une conférence de presse jeudi après-midi.

Les fans du chanteur à succès, Kendji Girac, ont été soulagés, d'apprendre, mardi 23 avril que l'artiste de 27 ans "allait bien" et "était tiré d'affaire", selon son manager.

Ce mercredi 24 avril, le chanteur originaire de Bergerac devrait pouvoir s'expliquer davantage sur les circonstances de l'affaire, survenue lundi 22, sur l'aire d'accueil des gens du voyage de Biscarrosse, dans les Landes.

Selon une source proche de l'enquête, il était entendu ce mercredi dans l'après-midi, à l'hôpital. Son épouse, qui avait été auditionnée une première fois ce lundi, doit être réentendue également pour être confrontée à ses premières déclarations.

Car, c'est une autre information du jour, toujours issue de l'enquête, le tir aurait eu lieu dans la caravane à un moment où le chanteur était seul avec sa femme.  

Ce mercredi soir, le procureur de la République de Mont-de-Marsan, Olivier Janson, informe qu’il tiendra une conférence de presse le jeudi 25 avril à 15 heures, "portant sur l’enquête ouverte à la suite des blessures par balle de Kendji GIRAC, le 22 avril 2024 à Biscarrosse".

Tir de pistolet

Pour rappel, une enquête a été ouverte "pour tentative d'homicide volontaire" par le parquet de Mont-de-Marsan qui a communiqué de premiers éléments dans la soirée de lundi. "Kendji Girac parvenait à indiquer brièvement aux enquêteurs, qui s'étaient rendus à son chevet, qu'il s'agissait d'un tir qu'il qualifiait d'accidentel, qu'il aurait lui-même provoqué en manipulant un pistolet automatique de calibre 11 acheté peu auparavant", avait alors indiqué le parquet.  

Le communiqué de presse précisait que le chanteur n'expliquait pas les circonstances de cet achat ni les raisons qui l'auraient encouragé à utiliser cette arme en plein milieu de la nuit.

Par ailleurs, le parquet précise que les témoignages recueillis sur site auprès des occupants des 80 caravanes présentes, "appartenant toutes à des membres de la famille ou à des proches de Kendji Girac", paraissaient confus, tant sur les circonstances des faits que sur le lieu exact où ils s'étaient produits.

L'enquête se poursuit pour tenter de comprendre les circonstances de ce drame avec "des examens techniques, balistiques et médico-légaux et du recueil de témoignages".

Récit avec Nathalie Perez.