La dette d'un céréalier atteint 280.000 euros avec le retard de paiement des aides de l'Etat pour la reconversion bio

La dette de ce céréalier s'élève à 280.000 euros. / © FTV
La dette de ce céréalier s'élève à 280.000 euros. / © FTV

La dette de Pascal Augay s'élève désormais à 280.000 euros en raison du retard de paiement des aides de l'Etat pour la reconversion en bio. Le cas de cet exploitant, installé à Saulgé, est l'illustration de ces agriculteurs pénalisés parce qu'ils ont choisi de changer de mode d'exploitation.

 

Par Valérie Prétot

Pascal Augay est sur la corde raide. La dette de cet agriculteur installé à Saulgé dans la Vienne, s'élève à 280.000 euros. Une petite partie des primes allouées par l'Etat pour la reconversion en bio vient de lui être versée mais les retards de paiement n'ont fait qu'aggraver ses difficultés.
En 2012, alors qu'il est en redressement judiciaire, Pascal Augay vend ses bovins pour cultiver des céréales bio. Il mise sur cette reconversion pour sauver son exploitation. / © FTV
En 2012, alors qu'il est en redressement judiciaire, Pascal Augay vend ses bovins pour cultiver des céréales bio. Il mise sur cette reconversion pour sauver son exploitation. / © FTV
En 2012, alors qu'il est en redressement judiciaire, Pascal Augay vend ses bovins pour cultiver des céréales bio. Il mise sur cette reconversion pour sauver son exploitation.

Lors de la reconversion, la chute des rendements est assez brutale, pour faire du bio, il faut avoir une certaine expérience, les méthodes de travail sont différentes, je ne maîtrisais pas trop au début,
-Pascal Augay, céréalier bio.

Menace d'une liquidation judiciaire

Cinq ans après avoir fait ce virage à 180 degrés, le cultivateur redoute toujours une liquidation judiciaire.
Le retard des primes allouées aux agriculteurs bio, a aggravé ses problèmes financiers. 
Malgré un premier versement d'une partie des aides,  il a toujours le couteau sous la gorge, pris en tenaille par un plan de redressement.

Aujourd'hui, je ne reviendrais pas en arrière de toute façon, à l'avenir, les autres agriculteurs vont être contraints de diminuer les pesticides, c'est une mauvaise image de marque de l'agriculture, le bio, c'est l'avenir de l'agriculture, 
-Pascal Augay, céréalier bio.

Les comptes de Pascal Augay doivent être réexaminés ce mois-ci par les juges.

Le reportage d'Anne-Marie Baillargé et Stéphane Hamon.

La dette d'un céréalier s'aggrave


 

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