Accords CETA : selon José Bové, l'Europe a bradé ses fromages au Canada

Le député européen s'est indigné que l'Europe ait "sacrifié" 32 fromages sur l'autel du libre-échange avec l'accord CETA.

Aujourd'hui, aucune protection
Un accord Union Européenne-Canada devrait être ratifié en octobre.
Aujourd'hui, aucune Appellation d'Origine Protégée n'est protégée au Canada, en clair n'importe qui peut y fabriquer et vendre du Roquefort, du Laguiole et meme de la tomme des Pyrénées. Les canadiens peuvent fabriquer et vendre ces produits affublés de ces noms chez eux et aux Etats-Unis. 

Demain, protection de certains produits
Le but du CETA est justement de faire en sorte que l’Europe et le Canada reconnaissent mutuellement certaines de leurs appellations pour pouvoir les protéger des deux côtés de l’Atlantique. Si l’accord entre en vigueur, il sera dorénavant interdit aux agriculteurs canadiens de commercialiser des pruneaux d’Agen, du reblochon ou du comté, même sur le marché canadien.

Et les autres ?
Là où le bât blesse, et c'est la faille dans laquelle s'engage José Bové, c'est que l'accord  ne concernera en France que 42 produits français  couvrant 30 appellations et il est vrai comme le signale le député européen que 32 fromages français ne seront pas concernés.
Certains pensent que c'est mieux que rien.

Vidéo : explications et intervention de José Bové, Pierjean Frison



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