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Ariège : le créateur de l'Affabuloscope comparaît en justice pour dégradation de lieu public

Claudius de Cap Blanc comparaît mardi 7 juillet devant le tribunal correctionnel de Foix pour "détérioration volontaire" de la façade d'un lieu publique, en l'occurrence celle de l'office de tourisme du Mas-d'Azil. Une manifestation de soutien à l'artiste poursuivi aura lieu ce même jour. 
Le sculpteur ariégeois Claudius de Cap Blanc.
Le sculpteur ariégeois Claudius de Cap Blanc.
En ces temps où la liberté de dire et de créer est si chèrement défendue, voilà une affaire qui fait un peu de bruit...
En Ariège, le sculpteur Jean-Claude Lagarde, alias Claudius de Cap Blanc, créateur du musée L'Affabuloscope au Mas d'Azil, comparaît mardi 7 juillet devant le tribunal correctionnel de Foix pour "dégradation volontaire" de la façade de l'office de tourisme de la commune...

A l'origine, l'exposition dans l'office d'un livre et d'une sculpture appartenant à l'artiste. La pierre "vulvaire", la spécialité de l'artiste qui en sculpte et en sème dans toute la région, est alors retirée, de crainte peut-être de choquer certains visiteurs.

Censure ? Il semble en effet que l'art de Claudius de Cap Blanc dérange... Celui-ci en tout cas choisit de porter haut son désaccord en "décorant" à plusieurs reprises la vitrine de l'office de tourisme. C'est pour ces faits de dégradation volontaire que le sculpteur comparaît mardi devant le tribunal correctionnel de Foix.

Ce n'est pas la première fois que Claudius de Cap Blanc a maille à partir avec la justice. En août 2013, il avait déjà comparu pour avoir peint des mains et des symboles vulvaires sur la passerelle de la grotte du Mas-d’Azil pour protester contre l’installation d’œuvres contemporaines avec les Abattoirs de Toulouse, "une imposture", selon lui. Au début de l'année 2015, il a donc été incarcéré pour ne pas avoir dédommagé la commune du Mas-d’Azil à hauteur de 6 000 euros ni effectué les 60 heures de travaux d’intérêt général auxquels il avait été condamné. Claudius de Cap Blanc a alors passé deux mois en prison. 

Un collectif de soutien à l'artiste se réunira mardi devant le tribunal de Foix. Ses membres dénoncent des actes de censure et déplorent que la mention du musée L'Affabuloscope ait disparu des guides touristiques locaux. 

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