Ariège : l'attaque mortelle d'un ours des Pyrénées sur un chien Patou provoque la colère du monde pastoral

Un chien de berger a été attaqué et tué par un ours dans une estive au pied du Mont Valier, en Ariège, à la frontière avec l'Espagne. Entre désarroi et colère, les éleveurs réclament que l'ours soit reconnu comme étant "à problèmes". Donc identifié et éliminé, si nécessaire...
Ariège - C'est le troisième Patou en quatre ans qui trouve la mort dans une attaque d'ours, dans ce secteur. juillet 2021.
Ariège - C'est le troisième Patou en quatre ans qui trouve la mort dans une attaque d'ours, dans ce secteur. juillet 2021. © Pascal Dussol/FTV

Il était porté disparu depuis deux jours, un chien Patou a finalement été retrouvé mort dans une estive, au pied du Mont Valier, en Ariège. Sa dépouille présentait des traces de morsures et de coups de griffes. Une expertise pratiquée samedi dernier a confirmé une attaque d'ours.

C'est la troisième fois en quatre ans qu'un chien de berger est la cible d'ours dans le secteur. La fois de trop pour les éleveurs qui oscillent entre désarroi et colère. "On ne sait plus quoi faire", déplore Eric Fournié, le nouveau président du groupe pastoral d'Arréou.

Ariège : l'attaque mortelle d'un ours des Pyrénées sur un chien Patou provoque la colère du monde pastoral - 2021.
Ariège : l'attaque mortelle d'un ours des Pyrénées sur un chien Patou provoque la colère du monde pastoral - 2021. © DR

"C'est le troisième chien qui meurt sur l'estive, il y en avait eu deux en 2017. L'Etat nous demande de mettre en place des protections, on le fait. On a tout essayé et à chaque fois, tout est démonté".

Le Patou, ce n'est pas la solution magique, ce n'est pas lui qui va régler tous les problèmes, loin de là. C'est une charge de travail énorme en amont, il faut que les éleveurs les gèrent au quotidien. 

Eric Fournié.

"Le Patou, c'est aussi une source de tracas sur les estives car il faut gérer les problèmes avec les randonneurs", poursuit-il. "Alors quand le chien est enfin dressé, efficace avec les brebis, solide face aux prédateurs, ce qui représente trois ans de travail, c'est un crève-coeur de le voir s'achever en quelques minutes".

On est des cobayes. C'est quoi, la prochaine étape ? On est arrivé au bout de l'exercice.

Eric Fournié.

Le groupement pastoral demande à l'Etat de prendre ses responsabilités. "Il faut qu'il prenne en charge la protection de nos brebis. On ne veut pas d'argent. Nous, on n'en peut plus. On veut l'application de la procédure dite de l'ours à problèmes".
Cette procédure, si elle est enclenchée, consiste d'abord à identifier l'animal puis le cas échéant à le capturer, en vue ou pas d'une élimination.

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