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Ariège : reprise des travaux de mise en sécurité à la mine de Salau

La mine de Salau (Ariège) à 1.230 m d'altitude. / © France 3 Occitanie
La mine de Salau (Ariège) à 1.230 m d'altitude. / © France 3 Occitanie

La préfecture d'Ariège a autorisé, par arrêté préfectoral du 11 avril, la société Apollo Minerals à continuer les travaux de mise en sécurité à la mine de Salau. Depuis 3 ans la possible réouverture de la mine suscite une vive polémique entre partisans et opposants au projet. 

Par Cécile Frechinos

Le chantier était à l'arrêt depuis octobre 2018. Les travaux de mise en sécurité de la mine de Salau vont désormais pouvoir reprendre. La préfecture d'Ariège a en effet autorisé la société australienne Apollo Minerals à poursuivre son travail dans l'ancienne mine de Tungstène, située près de Couflens en Ariège. 

"A l'issue de ses travaux, une étude finale sur l'évaluation des risques pour la santé et la sécurité sera réalisée par des tiers-experts approuvés par l'Etat afin d'évaluer l'existence de minéraux contenant de l'amiante", à précisé Apollo Minerals dans un communiqué. 


Une autorisation suspendue par la justice 

Le tribunal administratif de Toulouse avait suspendu en octobre dernier l'autorisation préfectorale accordée à la société australienne pour mettre en sécurité le site de l'ancienne mine de tungstène. 

Un recours avait en effet été déposé en ce sens par les opposants au projet de réouverture de la mine. 

Depuis 3 ans le projet de réouverture de la l'ancienne mine de tungstène, fermée il y a 30 ans,  suscite une vive polémique dans la vallée pyrénéenne. Les partisans y voyant une opportunité économique, les opposants un danger pour l'environnement .


Quel avenir après ces travaux ? 


La reprise des travaux de mise en sécurité de signe pas forcément la reprise de l'exploitation de l'ancienne mine. 
"Si les experts trouvent de l'amiante ou de l'Arsenic dans la mine lors de leurs analyses, il y a toutes les chances pour que le projet de réouverture tombe à l'eau", se rassure Jean-Paul Arsegué, président de l'association Coules Salau Demain, opposée au projet. 

Une chose est sûre, il faudra plusieurs années d'analyse avant de déterminer ou non la dangerosité d'une nouvelle exploitation de la mine. L'avenir de "Salau" est encore loin d'être scellé. 


 

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