Ariège : trois personnes en garde à vue dans l'enquête sur la vidéo des “chasseurs d'ours”

Capture d'écran de la vidéo des anti-ours
Capture d'écran de la vidéo des anti-ours

Trois personnes ont été placées en garde à vue ce matin dans les locaux de plusieurs brigades de gendarmerie de l'Ariège. Il s'agit de procédure dans l'enquête ouverte après la diffusion en septembre dernier d'une vidéo annonçant l'ouverture de la chasse à l'ours. 

Par Fabrice Valery

9 mois après la diffusion d'une vidéo d'hommes cagoulés et armés qui annonçaient le début de l'ouverture de la chasse à l'ours en Ariège, trois personnes ont été placées ce jeudi en garde à vue, parmi lesquelles Philippe Lacube, le porte-parole de l'association de sauvegarde du patrimoine Ariège-Pyrénées (ASPAP) et l'un des plus farouches opposants à la présence de l'ours dans les Pyrénées.

Philippe Lacube a été convoqué ce jeudi matin à la gendarmerie de Pamiers, où il est arrivé accompagné de soutiens. Deux autres personnes, Rémy Denjean et Christian Denjean, étaient convoqués respectivement à la gendarmerie de Lézat et à celle de Saint-Girons.

Ils sont aussi entendus au sujet de l'enquête sur les coups de feu tirés en estive à proximité d'agents de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) qui menaient une expertise après un dérochement massif de brebis en aout 2017.

La vidéo avait été anonymement déposée dans les boîtes aux lettres de plusieurs médias dont le bureau de France 3 à Foix, en septembre dernier. On y voit un groupe d'hommes cagoulés et armés, rappelant les plus belles heures du FLNC en Corse, qui fustige l'Etat dans le dossier de l'ours et annonce la réouverture de la chasse au plantigrade.
La vidéo des anti-ours

Blague ? Pastiche ? Vraie revendication ? En tout cas l'Etat a pris la chose très au sérieux : plainte déposée et ouverture d'une enquête par le parquet de Foix. 

Interrogé par France 3 au moment de la diffusion de la vidéo, Philippe Lacube s'était déclaré surpris et avait trouvé cette vidéo "impressionnante". L'enquête doit déterminer qui sont les auteurs de la vidéo et qui y a participé. 

Plusieurs personnes ont déjà été entendues par les gendarmes. Pas sûr que ces nouvelles gardes à vue débouchent ce jeudi sur des déclarations spontanées, alors que l'Etat a depuis annoncé vouloir lâcher une ourse supplémentaire dans le Béarn. 

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