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Attentat dans l'Aude : le récit glaçant du face-à-face entre le terroriste et la caissière prise en otage à Trèbes

Le supermarché Super U de Trèbes où s'est déroulé le drame. / © AFP
Le supermarché Super U de Trèbes où s'est déroulé le drame. / © AFP

"Le Monde" et "Libération" dévoilent le contenu des conversations entre Radouane Lakdim et la caissière du Super U qu'il a prise en otage, le 23 mars dernier. Un récit glaçant...

Par FD avec franceinfo

Le 23 mars dernier, le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame était mortellement blessé par Radouane Lakdim, un jihadiste alors qu'il avait pris la place d'une caissière, prise en otage dans le Super U de Trèbes.

Ce dimanche 22 juillet, Le Monde et Libération publient le récit du huis clos entre le terroriste et son otage, "à partir des enregistrements de leur conversation [et des] déclarations [de la caissière] aux enquêteurs.".

A 10h40, le vendredi 23 mars, Radouane Lakdim abat froidement Christian Medves, chef boucher du supermarché d'une balle dans la tête, tirée de dos. Quelques instants plus tard, il tire dans le crâne d'un client, Hervé Sosna, qui meurt lui aussi. Julie, une caissière de Super U, se réfugie alors dans une pièce, près de l'entrée du supermarché, mais Radouane Lakdim la retrouve facilement.
 

"Je suis actuellement prise en otage par un monsieur armé"


"Il a dit : 'ben tiens, voilà mon otage !'. Il avait son arme à la main. Il avait l’air content de trouver son otage", a-t-elle raconté aux enquêteurs.
Elle poursuit : "Assez vite il m’a dit qu’il ne me ferait rien, il m’a demandé de trouver un téléphone. J’ai pris celui qui se trouve derrière la pièce où je me trouvais. A sa demande, j’ai contacté la gendarmerie de Carcassonne.".

S'en suit une conversation d'une demi-heure entre Julie, la gendarmerie et le terroriste. 

- " La gendarmerie, j’écoute !
- Oui, bonjour Madame, je m’appelle Julie L., je travaille à Super U Trèbes.
- Oui ?
- Et je suis actuellement euh... prise en otage par un monsieur armé.
- D’accord, il a une arme sur votre tête ?
- Oui.
- C’est un pistolet ou c’est un fusil ?
- Euh… un pistolet… avec euh… avec un couteau et deux grenades.".
 

"Le monsieur dit qu’il est un soldat de l’Etat islamique"


Puis, l'enregistrement permet d'entendre la voix de Radouane Lakdim. 
 

-  "Tu dis… je suis un soldat de l'Etat islamique.
- D’accord. Alors, le monsieur dit qu’il est un soldat de l’Etat islamique... en représailles, parce que la France a bombardé la Syrie, l’Irak et le Mali, hein...Vous bombardez mes frères... Alors maintenant il faut assumer les conséquences... Ok ?
- D'accord on envoie beaucoup de..., répond la gendarme aussitôt interrompue par le terroriste.
- C'est compris ou pas ? Je vous attends à Super U à Trèbes… Venez, venez, vous allez voir… on va voir si vous avez des couilles.
- D'accord."...


Retrouvez tout le récit sur le site de franceinfo.
 

Un huis clos terrible entre la caissière otage et le terroriste


La femme prise en otage lors de l'attaque du supermarché de Trèbes, le 23 mars dernier, a fait part de sa conversation avec le terroriste aux enquêteurs.

Dans une pièce de la supérette, en huis clos, elle est restée 52 minutes aux mains du terroriste. L'hôtesse d'accueil du supermarché de Trèbes a raconté aux enquêteurs son angoisse le jour de l'attentat du 23 mars dernier qui a coûté la vie à quatre personnes.
 

"Il a dit : 'ben tiens, voilà mon otage !'. Il avait son arme à la main. Il avait l’air content de trouver son otage", a-t-elle raconté.


Plus d'info sur le site de franceinfo.
 
 

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