Pas de bus à Carcassonne après l'agression d'un chauffeur

Un chauffeur de bus a été agressé, lundi après-midi, à Carcassonne. La dernière agression date de novembre dernier. / © Alexandre Grellier / France 3 Occitanie
Un chauffeur de bus a été agressé, lundi après-midi, à Carcassonne. La dernière agression date de novembre dernier. / © Alexandre Grellier / France 3 Occitanie

Après l'agression d'un chauffeur de bus, lundi après-midi à Carcassonne, la compagnie de bus de l'agglomération RTCA a lancé ce mardi 4 juin un mouvement de grève qui devrait durer toute la journée. En conséquence, aucun bus ne circule. 

Par ED

Un chauffeur de bus a été violemment agressé, lundi 3 juin après-midi, dans le secteur de La Cavayère à Carcassonne. En soutien avec la victime, les chauffeurs de bus de la Régie des transports de Carcassonne Agglo (RTCA) ont fait jouer leur droit de retrait en lancant, ce mardi 4 juin, un mouvement de grève. 

Par conséquent, tous les bus sont restés au dépôt, et aucun ne circule dans l'agglomération ce jour. Une initiative prise par les syndicats, au regard de la gravité de l'agression. La victime, Maxime, a été hospitalisée et il lui a été donné 7 jours d'ITT. 

Le 14 mai dernier, c'est à Narbonne qu'une agression avait eu lieu dans un bus, entrainant l'arrêt du trafic. À Carcassonne, une chauffeuse avait déjà été victime d'une agression en novembre dernier. La CFDT avait alors dénoncé l'augmentation des faits de violence envers les chauffeurs. 

"Chauffeur de bus est un métier de plus en plus difficile aujourd'hui", constate Michel Proust, président de la régie de bus de Carcassonne.

Présent au dépôt de bus de la RTCA avec les chauffeurs en grève mardi matin, il dit comprendre leur colère. "Ils ont raison de vouloir se faire entendre, un nouveau pallier a été franchi avec cette violente agression. Et les usagers ont compris que ce n'était pas un mouvement d'humeur, mais bien un mouvement légitime." 

Le président de la RTCA, également maire de Villgailhenc, veut discuter avec les chauffeurs des possibilités d'amélioration de leur sécurité au quotidien. Les salariés demandent que les bus soient équipés de caméras pour dissuader les agresseurs. 

Mettre en place des caméras embarquées, comme sur les grands réseaux de bus (en Ile-de-France ou à Nantes par exemple, ndlr.), pourquoi pas. On pourrait aussi augmenter le nombre de formations pour apprendre aux chauffeurs à gérer ce type de crises. Ils demandent également plus de contrôleurs, on va travailler ensemble pour voir ce que l'on peut faire.
- Michel Proust, président de la RTCA Carcassonne


Selon nos confrères de L'Independant, l'agresseur serait un homme d’une vingtaine d’années. Il aurait donné au chauffeur plusieurs coups de poing au visage. Le suspect a été placé en garde à vue.
 

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