Refus d'obtempérer à Carcassonne : les forces de l'ordre ouvrent le feu sur un conducteur qui venait de blesser un policier

Publié le
Écrit par Valérie Luxey .

Jeudi soir à Carcassonne dans l'Aude, les forces de l'ordre ont tiré sur un automobiliste récalcitrant qui aurait refusé de se soumettre à un contrôle et aurait foncé sur plusieurs agents, touchant l'un d'entre eux. Blessé, il a été hospitalisé.

Selon nos sources, les policiers de Carcassonne (Aude) ont dû faire usage de leurs armes, jeudi soir 24 juin, pour immobiliser un conducteur qui venait de foncer sur plusieurs d'entre eux, blessant l'un des agents. L'automobiliste récalcitrant aurait auparavant refusé de se soumettre à un contrôle. Touché par les tirs des forces de l'ordre, il a été hospitalisé.

Policier plaqué contre un mur

Les faits se sont produits un peu avant 21 heures 30 dans le secteur de la gare de Carcassonne, puis dans les ruelles étroites du cœur de ville, dans le secteur dit de la Bastide. Une patrouille de la BAC (Brigade Anti Criminalité) a repéré un individu à la conduite dangereuse, de type "rodéo", roulant coffre ouvert. Alors que le véhicule des policiers se trouvait derrière celui de l'individu, refusant d'obtempérer à leurs injonctions à plusieurs reprises, il aurait soudain fait marche arrière alors que les fonctionnaires venaient de sortir de leur voiture. Une manœuvre qui aurait eu pour effet de bloquer cette dernière, ainsi qu'un des agents, contre un mur, blessant le policier.

Blessé à 2 reprises par les tirs des policiers

Dans un second temps, le chauffard serait ensuite reparti vers l'avant, en direction du reste des forces de l'ordre qui lui faisaient face, dans le but de les percuter. La décision d'ouvrir le feu a dès lors été prise. Tirant à plusieurs reprises, la police a fini par immobiliser le conducteur. Blessé à la cuisse et à l'épaule, ce dernier, âgé d'une quarantaine d'années, a été hospitalisé en urgence à Carcassonne. Son pronostic vital ne serait pas engagé.

Des membres de la famille du mis en cause seraient arrivés dans la nuit à l'hôpital, "des gens assez véhéments" selon nos sources, nécessitant le déploiement de renforts de gendarmerie, notamment du Peloton de Surveillance et d'Intervention de la Gendarmerie (PSIG) de Narbonne autour de l'établissement.

Les syndicats de policiers réagissent

David Leyraud, secrétaire régional adjoint du syndicat Alliance Police Occitanie, a salué "le courage des policiers intervenants qui ont fait face à un individu particulièrement dangereux" et a réclamé des mesures :

Il est temps que les législateurs mettent tout en œuvre pour assurer la sécurité des forces de l'ordre.

David Leyraud, secrétaire régional adjoint du syndicat Alliance Police Occitanie

Bruno Bartocetti, secrétaire national du syndicat Unité SGP Police-FO, a réagi en soulignant "encore une fois les difficultés et la dangerosité du métier" :

Tous les quarts d'heure en France, on a un refus d'obtempérer et malheureusement, ça nous oblige, dans un cas de légitime défense incontestable, à faire usage de nos armes à feu. C'est récurrent et de plus en plus difficile pour nous.

Bruno Bartocetti, secrétaire national du syndicat Unité SGP Police-FO

Policiers entendus

Quant aux policiers auteurs des tirs, ils ont été entendus cette nuit et ce matin par la Police Judiciaire (PJ) de Perpignan, sans être placés en garde à vue. L'IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) devrait être saisie.

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