VIDEO. "30 jours pour trouver une solution", une maison de retraite contrainte de fermer ses portes, la course contre la montre pour reloger les personnes âgées a débuté

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La fermeture annoncée d'une résidence pour personnes âgées à Carcassonne provoque l'inquiétude des pensionnaires et de leurs familles. ©FTV.

La fermeture annoncée d'une résidence pour personnes âgées à Carcassonne, dans l'Aude, provoque l'inquiétude des résidents et de leurs familles. La structure affirme ne plus avoir les moyens de rester ouverte.

Les fêtes sont terminées et le retour à la réalité est rude au foyer des Oliviers, à Carcassone. Les 37 résidents de la structure, gérée par une association, ont appris qu'ils allaient devoir trouver un nouvel hébergement. Une décision soudaine que ne comprennent pas les familles. "On a appris par téléphone par la secrétaire, et non par la direction, que la maison serait fermée au 31 janvier 2024. Donc, on a 30 jours pour trouver une solution", raconte Brigitte Mistler, fille d'une résidente.

Une véritable course contre la montre a débuté pour les familles. Le stress s'est aussi invité chez certaines personnes âgées. Gwenn-Annaëlle Delhost, petite-fille d'un résident rencontrée par France 3 Occitanie, évoque l'inquiétude de son grand-père : "il a quelques idées, le problème c'est que par exemple, il y a un endroit où il est intéressé où aller mais c'est seulement à partir de mars. Donc qu'est-ce qu'il fait entre les deux. Et puis il y a aussi plein de gens, où est-ce qu'ils vont trouver des places ?

Investissement trop lourd

Pour justifier sa décision de fermer ses portes, l'association de la Maison des Oliviers évoque des difficultés financières, dues en partie à l'augmentation des charges. Autre difficulté : l'impossibilité pour elle d'obtenir un agrément de "résidence autonomie". À mi-chemin entre le domicile et l'Ehpad (NDLR : établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), ces résidences séniors louent des chambres ou des appartements médicalisés mais elles doivent, pour décrocher leur agrément, répondre à des critères précis. "On a des petites chambres qui sont de 15 m². Ces petites chambres, il faut les transformer en appartements avec des petites kitchenettes, mais l'investissement est beaucoup trop lourd et en plus il n'y a pas de place", déplore Sylvie Lapart, la présidente de l'association "La maison des oliviers".

Sollicité par France 3 Occitanie, le Conseil départemental de l'Aude dit souhaiter trouver des solutions de relogement, prioritairement pour les bénéficiaires de l'allocation personnalisée d'autonomie. Pour la vingtaine d'autres résidents, les choses s'annoncent plus compliquées, reconnaît Séverine Roger-Mateille, vice-présidente (PRG) du Conseil départemental de l'Aude en charge de l'autonomie : "effectivement, la Maison des Oliviers offrait des loyers très abordables et effectivement, c'est compliqué de pouvoir trouver des loyers aussi peu chers dans le parc privé".

Pour certaines familles, l'augmentation des loyers pourrait avoisiner les 1000 euros.

Ecrit avec Eric Henry.

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