Avenir de la Société Aveyronnaise de Métallurgie : décision de justice le 16 septembre

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Écrit par Marie Martin

Le tribunal de commerce de Toulouse, qui examinait le dossier de la SAM ce vendredi 3 septembre 2021, rendra sa décision le 16 septembre prochain. La liquidation judiciaire avec poursuite de l'activité pendant trois mois a été requise pour la fonderie aveyronnaise.

L'attente devient difficile. Ce n'est en effet que le 16 septembre prochain que les salariés de la SAM, la Société Aveyronnaise de Métallurgie, en redressement judiciaire depuis fin 2019, connaîtront leur sort.

Le tribunal de commerce de Toulouse, qui examinait ce vendredi le dossier, rendra son délibéré dans treize jours. Lors de l'audience, il a été requis la conversion de la procèdure de redressement judiciaire de la SAM en liquidation judiciaire, avec poursuite de l'activité pendant trois mois.

La SAM avait été rachetée par l'équipementier automobile chinois Jinjiang, suite aux difficultés de son précédent propriétaire, le groupe français Arche. Mais en décembre 2019, le tribunal de commerce place l'entreprise en redressement judiciaire, avec période d'observation. Pour Jinjiang, c'est le principal client de la SAM, Renault, qui n'a pas tenu ses engagements de commandes. 385 emplois sont en jeu à Viviez : de nombreux rassemblements et manifestations auront lieu durant plusieurs mois.

En mars 2021, le groupe espagnol CIE Automotive a fait une proposition de reprise mais avec 150 salariés seulement sur un total de 358. Offre refusée puis retirée.

Deux autres repreneurs, Sifa Technologies, filiale du groupe Alty, et le groupe Trinquier, ont également fait une offre de reprise mais le tribunal de commerce de Toulouse a jugé, en juillet dernier, qu'ils n'étaient pas assez solides financièrement pour reprendre l'usine.

"Renault a encore besoin de cette entreprise"

Ce vendredi, trois repreneurs sont encore sur les rangs car en plus de Sifa et Trinquier, CIE devrait reformuler son offre. "On se dit que c'est quand même une opportunité pour permettre à un potentiel repreneur de se positionner", explique Ghislaine Gistau, déléguée syndicale CGT à la SAM. "Si les choses se déroulent comme ça aujourd'hui, c'est que Renault a encore besoin de cette entreprise, qu'il ne sait pas faire autrement, sinon la boîte aurait été liquidée". 

On va rester mobilisé, continuer à porter ce qu'on porte depuis des mois c'est-à-dire la reprise de 250 salariés, avec le maintien du bureau d'études et des services supports. Car on ne veut pas que notre entreprise devienne un atelier de production.

Ghislaine Gistau

Renault en effet s'est engagé à poursuivre ses commandes. Ce qui fait espérer aux salariés une issue favorable, malgré la durée, "inhabituellement longue" selon l'avocat de la CGT Renaud Frechin, de la procédure.