Les barrages vieillissent et doivent être surveillés de près : exemple sur le barrage de Maury en Aveyron

Pendant deux semaines, des cordistes interviennent sur le barrage de Maury, à Saint-Amans-des-Côts, en Aveyron. Ils installent des mires pour améliorer la surveillance de l'ouvrage et ses déplacements éventuels dans le temps. Des interventions nécessaires sur des barrages qui prennent de l'âge.

Le barrage de Maury date de 1947.
Le barrage de Maury date de 1947. © Luc Tazelmati/FTV

L'image est toujours spectaculaire... Depuis quelques jours, plusieurs cordistes interviennent sur la paroi de 65 mètres du barrage de Maury, à Saint-Amans-des-Côts (Aveyron). Aucun autre moyen n'est possible pour cette opération de maintenance qui consiste à moderniser les outils d'entretien.

Sous surveillance constante

Les barrages, on le sait, ont un certain âge en France : ils sont donc sous surveillance constante. Celle-ci se fait visuellement tous les quinze jours, accompagnée de mesures de débits, de pressions, de déplacements mais la technologie de pointe vient aussi en aide aux propriétaires.

Ainsi EDF, propriétaire du barrage de Maury, a engagé ces travaux de modernisation qui exigent le savoir-faire des cordistes. Il s'agit cette fois de fixer 35 mires en métal. Elles vont améliorer la précision télémétrique sur des cibles placées sur l'ensemble de l'ouvrage. Et permettre de déduire d'éventuels déplacements de l'ouvrage dans le temps.

Mouvements irréversibles

"On va en déduire ce qui nous intéresse le plus", explique Arnaud Alconada, expert de la direction générale technique d'EDF, "c'est-à-dire les mouvements irréversibles qui pourraient avoir tendance à générer des phénomènes sur le béton et le comportement de l'ouvrage". 

Coût de l'opération : 50 000 euros. Le barrage de Maury, érigé en 1947, retient 32 millions de m3 d'eau. Il alimente la centrale hydroélectrique de Lardit située dans la commune de Campouriez. 

Les barrages vieillissent et doivent être surveillés de près : exemple sur le barrage de Maury en Aveyron ©EDF

En France métropolitaine, on dénombre environ 2 300 installations hydroélectriques, dont 433 sont exploitées par EDF.  Le groupe les a équipés de 90 000 capteurs. Les données de ces derniers sont analysés à distance et en temps réel, dans deux centres de télé-auscultation installés à Grenoble et Toulouse. 

 

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