Disparition de Delphine Jubillar : nouvelle demande de remise en liberté du mari

Les avocats de Cédric Jubillar, soupçonné du meurtre de sa femme Delphine, ont déposé, ce 18 octobre 2021, une nouvelle demande de remise en liberté de leur client.

A l'issue de l'audition de 1ère comparution qui s'est déroulée le 15 octobre, les défenseurs du principal suspect dans l'affaire de la disparition de l'infirmière de 33 ans, Delphine Jubillar, avaient averti qu'ils effectueraient ce recours, estimant qu'il était "détenu abusivement".

Pour Jean-Baptiste Alary, avocat de Cédric Jubillar, le risque d'"erreur judiciaire" est grand, "à partir du moment où on trouve un coupable avant de le chercher, il y a quand même plus de chances de se tromper que lorsque la culpabilité résulte d'un véritable raisonnement".

"Il clame son innocence"

C'est la deuxième fois que les avocats déposent une demande de remise en liberté. La première avait été formulée en août, puis rejetée en septembre. L'appel avait connu le même sort. Avant cela, début juillet, Cédric Jubillar avait fait appel de son placement en détention provisoire.

Vendredi devant les deux juges d'instruction, Cédric Jubillar a soutenu qu'il n'avait rien à voir avec la disparition de son épouse, qui lui avait annoncé son intention de divorcer. La mari de la disparue est toujours maintenu en détention à la maison d'arrêt de Seysses près de Toulouse.

"Il clame son innocence, son désespoir. Il n'a pas sa place en prison, ni à l'isolement (...) il a été interrogé pendant quatre heures, il a répondu à toutes les questions avec sérénité et sincérité", a déclaré un autre de ses avocats, Alexandre Martin, qui estime que la présomption d'innocence n'est pas respectée.

"Indices graves et concordants"

Delphine Jubillar, mère de leurs deux enfants, a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 de la maison du couple à Cagnac-les-Mines, un village du Tarn. Le 16 décembre 2020 à l'aube, le mari avait signalé sa disparition aux gendarmes.

De son côté, la justice souligne qu'il existe "des indices graves et concordants" qui ont conduit les enquêteurs à le soupçonner. 
 

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