Covid 19 : un important cluster découvert à la prison de Nîmes, les syndicats dénoncent les conditions d'accès aux parloirs

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Écrit par Valérie Luxey avec Alexandre Rozga et Pascale Barbès

Alors qu'une vingtaine de détenus et quatre gardiens viennent d'être déclarés positifs à la Covid-19 à l'issue d'un dépistage massif, les syndicats de la maison d'arrêt de Nîmes dénoncent de graves carences dans les conditions sanitaires d'accès aux parloirs de la prison gardoise.

Le syndicat FO pénitentiaire parle de "cluster total", l'Agence Régionale de Santé ARS) d'Occitanie préfère évoquer un "nouveau cluster" mais la réalité est bien celle d'un important foyer de contamination de Covid-19 au sein de la maison d'arrêt de Nîmes (Gard).

Une vingtaine de détenus et quatre gardiens ont été déclarés positifs en fin de semaine dernière à l'issue d'un dépistage massif.

La deuxième prison la plus surpeuplée de France

Problème : dans la deuxième prison la plus surpeuplée de France, l'isolement des prisonniers malades est difficile, voire impossible de l'aveu même de l'ARS. Comment endiguer l'épidémie dans ces conditions ? Les syndicats réclament des mesures sanitaires plus drastiques aux parloirs, comme l'explique Sébastien Pagès, agent syndical FO Justice.

Tout ce qui est permissions de sortie pendant les fêtes n'a pas aidé. On ne demande pas non plus de pass sanitaire au parloir, la seule chose qu'on fait, c'est de vérifier la température des personnes qui se présentent à l'accueil. Mais ce n'est pas le seul symptôme du Covid ! Donc, il y a des gens qui savaient qu'ils étaient positifs et qui sont rentrés quand même !

Sébastien Pagès, agent syndical FO Justice

Un seul visiteur par détenu

La présence a tout de même été limitée à un visiteur par détenu mais les visites restent autorisées en vertu de la loi du 5 août 2021. Et c'est heureux, selon l'avocat Marc Roux.

La suspension des parloirs n'est pas la solution, elle aurait des conséquences dramatiques pour les personnes privées de liberté.

Max Roux, Avocat

Revendications sanitaires

A défaut, les syndicats d'agents pénitentiaires réclament le contrôle du pass sanitaire des visiteurs, ou a minima la présentation d'un test antigénique de moins de 24 heures.