Trafic de drogue dans le quartier Pissevin à Nîmes : 22 personnes placées en garde à vue

Vingt-deux personnes ont été placées en garde à vue après la vague d'interpellations qui a eu lieu ce 20 novembre dans le quartier Pissevin, à Nîmes, dans le Gard, en lien avec le trafic de stupéfiants. Le parquet précise que les investigations se poursuivent.

C'est une opération de grande ampleur qui avait lieu ce 20 novembre 2023 dans le quartier Pissevin, à Nîmes, dans le Gard. 250 policiers avaient été mobilisés pour des interpellations liées au trafic de stupéfiant. 

La procureure de la République de Nîmes, Cécile Gensac, annonce ce 22 novembre dans un communiqué que 22 personnes ont été placées en garde à vue. 

Vingt individus avaient déjà été interpellés au moment de l'opération. Parmi l'ensemble des personnes concernées, cinq sont mineurs, et trois majeures sont des femmes. Tous ont entre 16 et 62 ans. 

Six hommes majeurs sont déjà connus des services de la justice pour des faits "en lien avec les stupéfiants". L'un des mineurs est également déjà connu des services de la justice. 

"De nouvelles quantités de drogue" saisies

Huit kilos d'herbe de cannabis, 7 kilos de résine de cannabis, 1,3 kilo de cocaïne, 500 sachets d'ecstasy, plusieurs milliers d'euros d'argent liquide ainsi que des armes à feu avaient jusque-là été saisis. La procureur de la République de Nîmes indique que "de nouvelles quantités de drogue" ont été retrouvées, ainsi que "des sachets de conditionnement pour la revente, des armes de poing ou double canon, des cartouches, ainsi que des sommes d’argent liquide à hauteur d’environ 27 500 euros". Quatre véhicules ont également été saisis. 

Le cabinet de la procureur indique que "les investigations qui se poursuivent dans le cadre de gardes à vues prolongées au-delà des 48 heures par le juge des libertés et de la détention"

L'opération avait eu lieu trois mois après la mort du jeune Fayed, 10 ans, dans ce même quartier, ainsi que celui d'un jeune homme de 18 ans, deux jours plus tard.  Le parquet précise que l'enquête "reste autonome par rapport à celle par la juridiction interrégionale de Marseille". Le 17 novembre, neuf personnes avaient été déférées et mises en examen à Marseille dans le cadre de deux enquêtes sur les assassinats survenus.