Gers : 20 ans après, le bonheur semble toujours dans le pré pour les habitants du département

20 ans après la sortie du film "Le bonheur est dans le pré", les habitants du Gers plébiscitent leur département. C'est ce que souligne une enquête lancée en août par le Conseil départemental. Plus de 3 300 personnes ont répondu à un questionnaire sur les marchés ou via internet.
 
Plus de 80% des Gersois interrogés associent le mot "Gers" au mot "Bonheur".
Plus de 80% des Gersois interrogés associent le mot "Gers" au mot "Bonheur". © Maxppp
De quoi peaufiner son image... Le Conseil départemental du Gers a saisi une belle occasion de faire parler de lui cet été. Il a fait mener une enquête auprès des habitants sur les marchés et via internet en août. Objectif : savoir si le bonheur est toujours dans le pré, comme l'indiquait le film éponyme tourné dans le département voici 20 ans. 

3 327 personnes ont pris le temps de répondre. Un échantillon non représentatif de la population, composé majoritairement de femmes et de résidents depuis au moins 15 ans. Et, sans surprise, 20 ans après "Le Bonheur est dans le pré" qui avait valu des retombées touristiques alléchantes au département (ci-dessous un extrait), ils valident la formule.
 

Heureux d'y vivre

Ils associent naturellement le Gers à la qualité de vie (douceur de vie, bien vivre), au calme (tranquillité, sérénité, quiétude), à la campagne et à la gastronomie. Pour plus de 80% des personnes qui ont participé, le mot "bonheur" correspond au Gers. Et 80 % s'estiment mieux lotis que les habitants du reste de la France. 
 
69% se disent heureux de vivre dans le Gers, 25,75% assez heureux. Deux points intéressants se dégagent : en cette période troublée, plus de 63% des personnes interrogées s'estiment aussi heureuses qu'avant et 14,75% même davantage. 

Calme, nature et sécurité

On ne peut pas généraliser bien sûr à l'ensemble de la population du département, mais cet indicateur a de quoi réjouir les élus qui bénéficient d'un territoire rural dont les paysages sont très appréciés et la qualité de vie plébiscitée.

Sans doute pourrait-on dire qu'une bonne part des personnes interrogées n'ont pas choisi le Gers par hasard. Elles ensencent donc ce qu'elles sont venues chercher. Pour preuve, les priorités énoncées : ne pas être stressé (57,5%), vivre dans un territoire ou la nature est protégée (56%), trouver un équilibre vie personnelle /vie professionnelle (54,5%), avoir le sentiment de vivre en sécurité (53,6%), disposer de place et d’espace (51%) et pouvoir consommer local (50,7%).

Désenclavement au programme

Un autre point instructif est abordé par la sixième question : "Qu’est-ce qui vous rendrait encore plus heureux dans le Gers ?". Les réponses sont pleines d'enseignements pour qui veut les entendre : 

1- De nouvelles formes de mobilités (transports collectifs, pistes cyclables, voies vertes, TER plus rapide…).
2- Une meilleure prise en charge des questions environnementales (plus de bio, moins de pesticides, moins de déchets, plus d’arbres, conserver les haies…).
3- Une meilleure politique de voirie (meilleur entretien des routes, désenclavement vers les autres départements...).
4- Favoriser les créations d´emplois.

La question des entraves à la téléphonie mobile est également abordée. Bref, des questions très régulièrement soulevées par nombre d'habitants qui demandent aussi des structures médicales de proximité. Alors rien de nouveau sous le soleil gersois ? Non, pas grand-chose si ce n'est que savoir des gens heureux sur leur territoire a quelque chose d'encourageant et de constructif. 
 
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