A Portet-sur-Garonne, le projet de station d'épuration est loin du but

La station d'épuration de La Salvetat Saint Gilles doit ouvrir en 2018. / © France 3 Midi-Pyrénées
La station d'épuration de La Salvetat Saint Gilles doit ouvrir en 2018. / © France 3 Midi-Pyrénées

La construction d'une station d'épuration au sud de Toulouse entre les communes de Lacroix-Falgarde et Portet-sur-Garonne ne fait pas que des heureux. Certains riverains s'y  opposent car elle serait trop proche des habitations. Parmi eux, un allié de taille : Fabien Barthez.

Par Delphine Gerard

Pour choisir le lieu d'implantation de cette nouvelle station d'épuration, les élus du Sicoval se sont longtemps renvoyé la balle... C'est finalement sur les communes de Portet-sur-Garonne et Lacroix-Falgarde que se joue la passe décicive. Elles étudient le projet de construction de cette station d'épuration, d'une capacité de 25 000 équivalent-habitants, sur le lieu-dit des Boulbennes, à cheval sur les deux communes. Les 7 hectares de terrain ont déjà été achetés. Cette zone, plus naturelle et donc faiblement habitée, se situe rive-droite de la Garonne, près du nouveau parc naturel du confluent Ariège Garonne.

Une pétition à plus de 8700 signatures

Mais pour les riverains du secteur, hors de question d'accueillir ce projet chez eux. Ils sont 80 habitants concernés, parmi lesquels un certain Fabien Barthez, dont la famille réside tout près du lieu pressenti pour le futur projet. Une association d'opposants s'est montée, elle a multiplié les actions : intervention en Conseil municipal, tractage sur les zones commerciales, et même une pétition en ligne qui a déjà recueilli plus de 8700 signatures

Le projet menacerait la zone naturelle selon les riverains

Ces riverains dénoncent l'incohérence du projet : la station d'épuration serait en bordure immédiate d'une réserve protégée classée Natura 2000 (réserve naturelle du confluent Ariège Garonne). "Le site choisi, (...) est à la limite immédiate des sites protégés historiques des châteaux de Creuse et de Lacroix-Falgarde, de la réserve naturelle du confluent et de bois classés dans lesquels nichent de nombreuses espèces de rapaces protégés." De plus, précise l'association, "le site retenu est en limite de zone inondable, chose intolérable en cas de crue majeure qui serait synonyme de catastrophe naturelle."
La passe de balle n'est donc pas finie entre les élus locaux et des riverains bien décidés à dégager la balle loin de leurs terrains...
 





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