Aéronautique : suppression de 1.000 postes chez Thales AVS en France

Suite à la baisse d’activité dans le secteur, Thales AVS, la filiale spécialisée dans l’aéronautique du groupe Thales veut supprimer 1.000 postes en France. Des négociations ont été ouvertes avec les organisations syndicales pour éviter les licenciements.
 
Le site toulousain de Thales AVS anciennement Thales Avionics
Le site toulousain de Thales AVS anciennement Thales Avionics © Stéphane Compan/FTV
Après les suppressions de postes chez le sous-traitant d'Airbus AAA , c'est au tour de Thales. Sa filiale spécialisée dans l'aéronautique civile, Thales AVS, se trouve en difficulté. Conséquence de l’épidémie de Covid, l’entreprise subit 25% de pertes d’activités. 1.000 postes sur les 4.000 que compte l'entreprise sont menacés en France. De quoi inquiéter les 950 salariés du site toulousain. La direction a indiqué à l’AFP sa volonté "d’adapter l’emploi" pour "éviter les licenciements". Les négociations sont en cours avec les partenaires sociaux pour qu'aucun employé ne soit forcé de quitter l'entreprise. 

Des solutions pour ne pas licencier

Les leviers qui permettraient de ne pas recourir à des licenciements secs sont sur la table des négociations.

Tout d'abord, l'activité partielle de longue durée . Selon Julien Klotz, délégué syndical CFDT à Toulouse, en réduisant les effectifs elle permetttrait "d'absorber les 25% de pertes d'activités". Les discussions sur le sujet devraient se terminer à la fin du mois d'octobre. 

D'autre part, un reclassement des salariés auprès d'autres entités du groupe moins affaiblies a déjà débuté. Depuis juin, une centaine de personnes est concernée. L'objectif serait d'atteindre les 250 employés détachés d'ici la fin de l'année. À Toulouse une partie du pôle ingéniérie a par exemple pu prêter main forte à la filiale Alena Space. Une option avantageuse pour Julien Klotz car "les salariés continuent de travailler sur leur site d'origine et gardent le même contrat de travail."

Les autres solutions négociées porteront sur des dispositifs de pré-retraites, de mobilités internes ou d'aides à la création d'entreprise. 

Si Julien Klotz salue la bonne volonté de la direction, des questions restent tout de même sans réponse, notamment sur les objectifs exacts de l'entreprise. 

À Toulouse, on est réconfortés par les engagements de la direction mais on s''interroge. Combien de postes vont-être supprimés ? Quelles mesures vont nous concerner ?

Julien Klotz, délégué syndical CFDT Thales AVS Toulouse

Les employés toulousains et les autres devraient y voir plus clair au terme des négociations prévu pour la fin du mois de novembre. 

 
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