Airbus met son savoir-faire au service des athlètes paralympiques pour les JO de Paris 2024

Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 approchent et Airbus est prêt à apporter sa contribution. Dans son laboratoire de Toulouse, des ingénieurs de la société collaborent avec des athlètes en vue des Jeux Paralympiques pour optimiser leur équipement sportif. Parmi eux, le triahtlète Alexis Hanquinquant ou encore le champion de parabadminton David Toupé.

Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 approchent à grands pas, et les préparatifs vont bon train. À Toulouse (Haute-Garonne), Airbus a décidé de contribuer à cet événement en mettant à disposition son savoir-faire et son expertise. Des ingénieurs de la société travaillent en collaboration avec des athlètes en vue des jeux paralympiques, dans le but d'optimiser leur matériel et de viser toujours plus haut.

Faire évoluer le matériel pour améliorer les performances

Parmi ces athlètes se trouve Alexis Hanquinquant, médaillé d'or aux derniers jeux paralympiques en triathlon. Il est insatiable et cherche constamment à améliorer son matériel. C'est pourquoi il est venu discuter avec Christophe, ingénieur chez Airbus, dans leur laboratoire à Toulouse. Ensemble, ils réfléchissent à un meilleur moyen d'adapter une semelle au vélo d'Alexis pour améliorer ses performances.

"J’ai été le premier a utiliser la même prothèse, la lame en carbone, explique le triathlète handisport. Aujourd’hui je veux être aussi le premier à trouver d'autres solutions d’efficacité. Mais mes adverses vont aussi travailler là-dedans. On ne peut pas se reposer sur nos lauriers."

Alexis et Christophe ne sont pas seuls dans ce laboratoire. En effet, une dizaine d'ingénieurs d'Airbus travaillent au service de plusieurs fédérations handisport pour optimiser les équipements sportifs des athlètes. Si la démarche peut surprendre de prime abord, l'avionneur européen a décidé de mettre à profit son expertise en aéronautique pour aider les athlètes paralympiques à atteindre leur meilleur niveau.

Les mêmes compétences pour un avion comme pour du matériel sportif

Mais finalement pour Christophe Debard, ingénieur, responsable du Protospace Airbus, il n'y a pas de différences : "Des compétences en structure, en calcul, en aérodynamisme. Ce sont exactement les mêmes mais pour un domaine différent. On arrive à des résultats concrets aux profits des sportifs français." 

Le fruit de ces collaborations ne se fait pas attendre. Le fauteuil de David Toupé, champion de parabadminton, en est un exemple concret. Ce projet a été réalisé en collaboration avec l'agence nationale du sport, et a nécessité cinq années de travail. Il s'agit du premier projet commun entre Airbus et cette agence, mais pas le dernier. "L’assise de mon fauteuil qui est là avec son repose pied, je peux l’enlever et le positionner comme je veux, avec l’angle que je veux, explique le joueur de parabadminton français Et ça, je crois que cela n’existait pas."

Faire la différence aux Jeux

Pour Claude Onesta, manager de la haute performance à l'Agence nationale du sport, cette démarche peut faire la différence : "Cela peut avoir un effet boule de neige qui fasse que le sport français soit beaucoup mieux encadré sur le plan de la recherche scientifique."

En effet, 19 projets sont actuellement à l'étude entre les murs d'Airbus, et tous devront aboutir avant le 28 août 2024, date de l'ouverture des jeux paralympiques à Paris. Les ingénieurs d'Airbus ont à cœur de mettre leur expertise au service des athlètes paralympiques, afin de les aider à réaliser leurs rêves et à repousser toujours plus loin leurs limites.