Attaque du Hamas contre Israël. "Vive Gaza libre" : des inscriptions sur le portail d'un lycée à Toulouse disent le clivage de l'opinion

Alors que plus de 1100 morts ont été recensés dans les deux camps dans la bande de Gaza suite à l'attaque du Hamas samedi, les inscriptions sur les portes d'un lycée disent le clivage de l'opinion sur le sujet tandis qu'un renforcement de la sécurité autour des lieux de culte et des établissements scolaires juifs a eu lieu à Toulouse comme dans plusieurs villes en France.

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Alors que plus de 1100 morts ont été recensés dans les deux camps dans la bande de Gaza suite à l'attaque du Hamas samedi, les inscriptions sur les portes d'un lycée disent le clivage de l'opinion sur le sujet tandis qu'un renforcement de la sécurité autour des lieux de culte et des établissements scolaires juifs a eu lieu à Toulouse comme dans plusieurs villes en France.

Au lycée Rive Gauche, un tag signé de la LJR (Ligue de la jeunesse révolutionnaire) est apparu sur l'une des portes d'entrée indiquant "Vive Gaza libre". La LJR lutte depuis sa création pour la libération de la Palestine, lutte faisant partie selon elle "du vaste mouvement d’émancipation des peuples du monde face à l’impérialisme".

Dans d'autres villes des voix de soutien aux Palestiniens se font entendre : malgré son interdiction, une manifestation «Palestine vivra, Palestine vaincra» rassemblant 200 à 300 a eu lieu ce lundi au centre de Lyon "en soutien à la résistance palestinienne", malgré l'interdiction préfectorale.

Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé ce mardi la mort de deux autres Français, ce qui porte à quatre le nombre de ressortissants français tués dans l'attaque du Hamas contre Israël. Il a par ailleurs évoqué 13 disparitions "inquiétantes" dont celle d'un enfant de 12 ans. 

Solidarité avec Israël

Les attaques terroristes en Israël ont secoué le monde entier et ont causé de lourdes pertes humaines. Face à cette tragédie, de nombreuses villes du monde ont exprimé leur solidarité avec le peuple israélien. Ce dimanche 8 octobre, le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc a exprimé sur X son indignation, sachant que Toulouse est jumelé avec Tel-Aviv depuis 60 ans. Le maire a également annoncé que le Capitole serait illuminé le soir aux couleurs bleues et blanches du drapeau d'Israël en solidarité avec son peuple jusqu'à samedi 14 octobre.

"Les attaques et massacres actuels en Israël nous indignent au plus haut point et nous sommes solidaires des victimes, civiles pour la quasi-totalité d’entre elles, broyées par la barbarie du Hamas. Le Hamas n’est pas un parti politique palestinien, c’est une organisation terroriste qui agit au quotidien pour rendre la paix impossible entre Israël et la Palestine. Plusieurs centaines d’innocents assassinés, notamment des enfants, des milliers de blessés et d’otages : c’est une rare violence qui s’est sauvagement abattue sur le peuple israélien. Parce que ce pays est une démocratie à l’occidentale, et que l’Etat d'Israël est une position avancée de l’Occident et de nos valeurs, nous sommes concernés par la tragédie qui s’y déroule. Face à l’horreur qui frappe tant d’innocents, il appartient à chacun, et plus encore aux responsables politiques français, d’avoir des positions claires et de garder la tête froide".

Parallèlement, des inscriptions pour la libération de la Bande de Gaza apparaissent dans les rues, ce territoire étant considéré comme occupé par Israël. Gérald Darmanin, en visite à Toulouse, a indiqué dès samedi 6 octobre qu'à la demande du président Emmanuel Macron, il avait été "déjà donné comme ordre aux préfets de protéger les lieux communautaires". Il a précisé qu'il n'y avait actuellement "aucune menace". 

La sécurisation des lieux de cultes juifs, déjà renforcée en raison des fêtes célébrées depuis mi-septembre et le début de la nouvelle année juive, est passé à un niveau supérieur, selon les directives envoyées par le ministre aux préfets.