Crash d'un A320 au Pakistan : des conseillers techniques d'Airbus et de Safran se rendent sur place

Trois enquêteurs du bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français, accompagnés de conseillers techniques de Safran et d'Airbus ont décollé lundi soir de Toulouse pour participer à l'enquête sur l'accident d'un A320 qui a fait 97 morts vendredi à Karachi, au Pakistan.

Du personnel de sécurité à côté de l'épave d'un A320, deux jours après que celui-ci se soit écrasé sur les maisons d'un quartier résidentiel de Karachi, au sud du Pakistan, le 22 mai 2020.
Du personnel de sécurité à côté de l'épave d'un A320, deux jours après que celui-ci se soit écrasé sur les maisons d'un quartier résidentiel de Karachi, au sud du Pakistan, le 22 mai 2020. © ASIF HASSAN / AFP
Dix personnes sont parties lundi soir de Toulouse à bord d'un A330 d'essai d'Airbus, mis à disposition par l'avionneur, en l'absence de vols commerciaux en raison des fermetures de frontières liées à la crise du coronavirus. Trois enquêteurs du bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), un conseiller technique du motoriste Safran et six conseillers techniques d'Airbus devraient arriver ce mardi matin à Karachi, au Pakistan. Ils vont participer à l'enquête sur l'accident d'un A320 de la compagnie Pakistan international Airlines (PIA) qui a fait 97 morts, vendredi 22 mai. 
 

L'A320 s'est écrasé sur un quartier résidentiel

En provenance de Lahore, l'A320 de la PIA s'est écrasé sur un quartier résidentiel après une défaillance technique, alors qu'il approchait vendredi en début d'après-midi de l'aéroport de Karachi. 97 des 99 personnes à bord, dont huit membres d'équipage, ont été tuées dans cet accident.
"L'enquête est dirigée par le Pakistan et le BEA y participe au titre de représentant accrédité de l'Etat de conception et de construction de l'avion", a précisé le BEA. Dès l'annonce du crash, vendredi, Airbus avait fait savoir qu'il se tenait à la disposition des autorités pakistanaises et du BEA s'il était saisi. 
Les compétences du BEA sont reconnues au niveau international notamment sur l'analyse des boîtes noires -le "Cockpit Voice Recorder" (CVR), qui enregistre les conversations entre pilotes et les bruits dans l'avion, notamment les éventuelles alarmes, et le "Flight Data Recorder" (FDR), qui relève tous les paramètres de vol (vitesse, altitude, régime des moteurs, trajectoire, etc.)- et leur éventuelle réparation.
 

Une des boîtes noires retrouvée

Une de ces deux boîtes noires de l'appareil a été retrouvée et transmise aux enquêteurs pakistanais, a annoncé samedi soir le PDG de la compagnie aérienne, Arshad Malik.
L'accident est survenu quelques jours seulement après que le pays a autorisé la reprise des vols commerciaux intérieurs, suspendus pendant plus d'un mois pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus.
Alors que le pilote était expérimenté, selon le ministre de l'Aviation Ghulam Sarwar Khan, l'appareil, mis en service en 2004, n'était sous les couleurs de PIA que depuis 2014, d'après un communiqué d'Airbus.
 
 
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