Déconfinement : le président exécutif d'Airbus plaide pour la réouverture rapide des frontières en Europe

C'est un cri d'alarme que lance ce mardi Guillaume Faury, le directeur exécutif d'Airbus. Il appelle à rétablir "la libre circulation des personnes" en Europe pour relancer le trafic aérien. Objectif : diminuer l'impact du Covid-19 sur les compagnies aériennes et l'industrie aéronautique.

Un avion en maintenance à Orly
Un avion en maintenance à Orly © Air France
Depuis le 17 mars, c'est le calme plat sur le tarmac de Toulouse-Blagnac, comme dans la plupart des grands aéroports européens. Pas ou peu de vols quotidiens. Et le déconfinement progressif n'a pas changé la donne depuis le 11 mai. 

Un trafic aérien minimum

Un peu plus de 5 000 vols ont été recensés ce lundi en Europe, selon l'organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, Eurocontrol. C'est 5% de mieux qu'à la mi-avril, mais 85% de moins qu'à la même date en 2019. 
 
La majorité des compagnies ont cloué au sol 90% de leurs flottes. Les frontières extérieures de l'Union Européenne sont fermées depuis le 17 mars. Pour les frontières intérieures, un assouplissement pourrait intervenir d'ici le 15 juin. Mais rien n'est officiellement décidé. 
Et cette baisse drastique du trafic commence à inquiéter sérieusement l'avionneur européen Airbus qui en appelle à "la libre circulation des personnes" en Europe. 

Airbus demande la réouverture des frontières

Interrogé sur France 2 et Franceinfo, Guillaume Faury, le directeur exécutif d'Airbus réclame désormais une décision politique :

Avec les mesures sanitaires mises en place dans les aéroports et les avions, nous sommes prêts maintenant a plaidé Guillaume Faury. Une reprise des vols rapide permettra d'éviter des dommages trop profonds sur les compagnies aériennes et donc un impact trop durable sur le secteur aéronautique et les sociétés comme Airbus.


Incertitude sur l'avenir des commandes

Depuis le début de la crise du Covid-19, Airbus, qui emploie 135 000 personnes a dû recourir au chômage partiel. L'avionneur a perdu 30 à 40% de son activité et des incertitudes planent sur les commandes en cours. 

De nombreuses compagnies ont déjà annoncé des licenciements. Emirates est la dernière en date. Elle envisage de supprimer quelques 30 000 emplois. Emirates qui avait passé commande à Airbus de 50 A350 fin 2019. 
Airbus craint désormais l'annulation ou au mieux le report de ces commandes.
 


Rebondir au plus vite

Le retour à la normale sera long dans le ciel : un an, peut-être deux. Pour Airbus, il va falloir s'adapter.

On ne peut rien exclure aujourd'hui, tellement la situation est grave, avoue Guillaume Faury, il faut être honnête.


Le gouvernement a annoncé ce lundi un plan d'aide à l'industrie aéronautique pour début juillet mais il se fera sous conditions. 
 


Une lente reprise pour Air France

De leur côté, les compagnies se préparent à la reprise. Air France a officialisé son plan de vol pour le mois de juin. « Sous réserve de la levée des restrictions de voyage », elle prévoit, en effet, une reprise progressive de ses vols intérieurs et européens dans un premier temps. 
 

A Toulouse, l'aller retour vers Paris Charles de Gaulle est maintenu. La compagnie prévoit aussi de relancer sa liaison entre Toulouse et Lyon Saint-Exupéry.  Le programme de l'été sera dévoilé début juin. 



 
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