Inauguré le 13 mai, Téléo remplit déjà ses objectifs de fréquentation. Seule difficulté, le téléphérique toulousain a déjà été à l’arrêt 4 fois en 6 semaines pour diverses raisons.
Inauguré en grande pompe le 13 mai dernier, le téléphérique toulousain est le plus grand de France (3 km). Il relie l’Oncopole à l’université Paul Sabatier en passant par l’hôpital Rangueil.
Le cap de 8 000 voyageurs par jour franchi
Avec une minute trente d’attente entre chaque cabine en heure de pointe, Téléo s’est rapidement inscrit dans les habitudes des Toulousains. Le cap des 8 000 voyageurs par jour, objectif fixé pour la rentrée prochaine, est déjà franchi.
Professionnels de la santé, patients et étudiants ont adopté ce nouveau moyen de transport. "Ça fait un mois que je le prends tous les matins pour aller à l’Oncopole et pour repartir”, se réjouit Catherine, une étudiante en médecine. “C’est super chouette, en plus on a un beau paysage. C’est sympa pour le transport le matin.” Un avis partagé par un autre jeune qui l’emprunte chaque matin et chaque soir pour aller travailler, ce téléphérique est un vrai gain de temps pour lui. “J’habite à Ramonville, du coup avant je devais tout contourner et maintenant je traverse directement et je gagne au moins 20 à 30 minutes par trajet donc ça change pas mal la journée”, explique-t-il.
Une attraction touristique
Le record de fréquentation a été atteint lors du week-end de l’Ascension avec 9800 visiteurs dans la journée du vendredi.
Le téléphérique est rapidement devenu incontournable dans la visite de la ville rose. “Je voulais faire découvrir ce nouveau moyen de transport à ma tante”, raconte une Toulousaine. “Et puis ça fait une petite sortie qui sort de l’ordinaire. Il fait bon aujourd’hui, on profite du panorama qui est exceptionnel, on peut voir vraiment toute la ville.” “Je suis avec un ami américain en visite et donc je lui ai proposé de prendre le téléphérique après être allé à la Halle des machines” partage un Toulousain.
Téléo 4 fois à l’arrêt en 6 semaines
Seule ombre au tableau pour le téléphérique urbain : en un mois et demi de fonctionnement, Téléo a été mis à l’arrêt 4 fois. 3 fois pour des incidents techniques et une fois pour raison de sécurité. “C’était un arrêt technique à cause d’un jour d’orage”, explique Jean-Michel Lattes, l’adjoint à la mairie chargé des transports et président de Tisséo. “C’est un protocole qui est en place, lorsqu’il y a un risque d’orage violent, nous arrêtons Téléo. C’est ce qui s’est passé. Les 3 autres pannes sont des petites pannes périphériques. La première, c’est une mise à jour informatique qui a buggé. La seconde, c’est un interrupteur qui a chauffé. La troisième, c’est plus technique, on avait mis deux cabines en maintenance, elles ont été remises en circuit mais trop près l’une de l’autre et donc la sécurité nous a imposé de les ressortir pour les remettre dans le dispositif.”
Des pannes qui ont occasionné des arrêts de moins de 3 heures et impacté 2% du trafic de Téléo. Surtout, l’impact financier est finalement positif pour Tisséo. “Le coup est pour le constructeur”, précise Jean-Michel Lattes. “Dans le contrat de maintenance que j’ai fait signer à la société Poma, il est prévu qu’ils nous doivent une disponibilité de 99,03%. S’ils dépassent 0,07% de panne, ils ont des pénalités.” Des pénalités s’élevant à 200 000 euros pour le mois et équivalent au montant mensuel de la maintenance.
2 semaines d’arrêt en août
Téléo connaîtra un nouvel arrêt de deux semaines cette fois. Un arrêt programmé du 1er au 15 août pour sa maintenance annuelle.