Haute-Garonne : quinze mois après son effondrement, les travaux sur le pont de Mirepoix commencent

C'est un chantier long et complexe qui s'engage sur ce qu'il reste du pont de Mirepoix-sur-Tarn, en Haute-Garonne. L'ouvrage s'était effondré le 18 novembre 2019, sous le poids d'un camion, entraînant la mort du conducteur de ce dernier et d'une jeune fille de 15 ans. 

Le 18 novembre 2019, à 8 heures du matin, un camion transportant un engin de chantier s'engage sur le pont suspendu de Mirepoix-sur-Tarn, interdit aux plus de 19 tonnes. Le convoi qui comprend le camion, la remorque et une foreuse pèse plus de 50 tonnes. L'ouvrage s'effondre, entraînant la chute du camion et celle d'une voiture également engagée sur le pont. Le conducteur du poids-lourd et la passagère de la voiture, une jeune fille de 15 ans, décèdent. 

Plus d'un an après ce drame, les travaux commencent enfin sur ce qu'il reste de l'ouvrage. Un chantier complexe, qui va durer de longs mois.

Démonter les parties aériennes

La première étape consiste à démonter les parties aériennes de l'ouvrage : les suspentes, les lourds câbles puis les pylones. Des opérations qui demandent une certaine expertise et qui ont été confiées à l'entreprise Freyssinet. Une nacelle a été installée mardi 16 février. Cette phase des travaux devrait durer jusqu'au mois de mai. Il s'agit notamment de démonter les suspentes, ces tiges verticales qui relient le tablier du pont aux câbles porteurs, elles constituent des pièces à conviction qui seront expertisées pour l'enquête. Les douze câbles seront ensuite déposés et les pylônes démontés.

Une seconde étape aussi complexe

La seconde phase de ces travaux spectaculaires consistera en l'enlèvement du tablier du pont toujours en grande partie immergé et qu'il faudra au préalable découper sous l'eau, ainsi qu'en l'enlèvement du poids-lourd. Le conseil départemental de la Haute-Garonne, maître d'ouvrage, espère voir cette étape démarrer au mois de juillet prochain, pour une fin avant que le niveau du Tarn ne soit trop haut. Il y a environ 6 mois de travail.

Richard Fournier, chef du service ouvrages d'art au conseil départemental, précise que le choix du prestataire pour cette opération délicate est en cours. Il s'agit d'un appel d'offre particulier. L'objectif est d'enlever les éléments qui se trouvent dans le Tarn sans les tordre plus qu'ils ne le sont. Il faut ensuite les transporter sur un site de stockage pour l'enquête. Les entreprises proposent leurs méthodes. 3 candidats sont encore en lice. 

 

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