"Je n’ai pas les moyens de faire face à cette animosité" : un vice-président étudiant harcelé par l'extrême droite porte plainte une seconde fois

Raphaël Montazaud, vice-président étudiant de l'université Jean Jaurès de Toulouse (Haute-Garonne), militant de l'UNEF et du PCF est victime, pour la seconde fois en quelques mois, d'un harcèlement violent sur les réseaux sociaux, de la part de militants d'extrême droite.

Le feu ne s'est pas éteint et a été ravivé. Jeudi 23 mai, la Cocarde, syndicat étudiant d'extrême droite, publie une série de posts sur X (anciennement Twitter), dans laquelle il accuse Raphaël Montazaud, vice-président étudiant de l'université Jean Jaurès de Toulouse (Haute-Garonne), militant de l'UNEF et du PCF, de cautionner des actions violentes antifascistes et d'encourager la violence politique. Depuis, le jeune homme subit une nouvelle vague de harcèlement.

Une première plainte au mois de mars

La Cocarde parle d'une "construction médiatique", à la suite d'un conflit, remontant au mois de mars. À l’époque, Raphaël Montazaud avait ironisé au sujet du tractage de la Cocarde à l'université Toulouse Capitole, dans un post X. Pendant des jours, les réseaux du jeune homme ont été saturés d'insultes et de menaces. Il est devenu la cible de groupuscules d'extrême droite, en ligne. Son visage, son adresse, tout est relayé et l'étudiant est menacé de mort. Il dépose alors une première plainte. 

Cette fois, le harcèlement est moins intense, mais tout aussi inquiétant pour Raphaël. "Ils veulent me faire passer pour le marionnettiste de l'antifascisme toulousain, déclare-t-il. Ils m'assimilent aux actions de l'ORA", un groupuscule d'extrême gauche dont plusieurs membres ont récemment été condamnés pour violences aggravées

Raphaël dément fermement tout lien avec cette organisation. "Je dénonce régulièrement la violence en politique. Ce ne sont pas nos pratiques et ça nous a toujours choqués", assure-t-il. 

"L'extrême droite toulousaine se réorganise" 

Sous les posts des différents sociaux de Raphaël se nichent aussi des commentaires antisémites, au milieu des insultes. "Je vais déposer plainte contre la Cocarde étudiante, qui, selon moi, s’est rendue autrice de diffamation et d'incitation à la violence. Ils veulent me faire taire mais je n’ai pas les moyens de faire face à cette animosité dans la durée", avoue-t-il. 

Pour lui, le harcèlement dont il fait l'objet est symptomatique d'un mouvement plus général. "L'extrême droite toulousaine se réorganise et prend de l'ampleur, déclare-t-il. L'attaque des locaux d'Utopia 56 la nuit dernière le montre." Le jeune homme souhaite "un sursaut républicain". 

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