La pluie incessante, nouveau calvaire pour les agriculteurs, les semis pourrissent, les fruits éclatent

Le printemps n'en finit pas d'être pluvieux. Un véritable casse-tête pour les agriculteurs de la région, qui doivent composer avec des champs gorgés d'eau, impossible à traverser et où les futurs fourrages ne poussent pas. Une fois n’est pas coutume, ils attendent le retour du soleil.

Sale temps pour les agriculteurs depuis le début du printemps. Ils doivent faire face à des précipitations quasi quotidiennes et cela n'arrange pas leurs affaires. Dans les champs gorgés d'eau, rien ne pousse.

Pluies fortement excédentaires

Le mois de mai est habituellement pluvieux en Haute-Garonne. Mais cette année, les précipitations atteignent un record et viennent s'ajouter aux pluies déjà tombées abondamment depuis le début du mois de mars. Certains départements comme le Tarn-et-Garonne sont en excédent de plus de 70%.

"Depuis le premier janvier 2024, on est à 442 mm d'eau", explique Tony Cal, cultivateur à Castemaurou aux portes de Toulouse en Haute-Garonne. "Et le pire, c'est que dans ces 442 mm, on en a pris 190 ces trois dernières semaines".

Des agriculteurs inquiets

Un excédent d'eau, deux fois supérieurs à la moyenne saisonnière. Ce jeune cultivateur produit des céréales et les effets de la météo se font durement sentir : "On a beaucoup trop d'eau et pas assez de chaleur", poursuit Tony Cal. "Soit la plante est sortie doucement et elle est fragile face aux insectes, soit elle n'est pas sortie et la graine pourrit dans le sol à cause de l'humidité et du froid".

Pour compenser les pertes, de nouveaux semis seront donc nécessaires, avec une conséquence directe pour les agriculteurs : une augmentation des coûts de production. Les céréales ne sont pas les seules récoltes touchées. Les cultures maraîchères sont également impactées.

Des pertes à prévoir

"Pour les légumes, on a des problèmes avec les plantations extérieures parce qu'il faut attendre que ça sèche", raconte Bruno Parise, maraîcher. "Et comme il pleut sans arrêt, on ne peut pas planter. Par conséquent, on prend du retard".

En Tarn-et-Garonne, c'est la cerise qui "déguste". Depuis quelques jours, la Burlat se cueille dans le secteur de Moissac. Et cette année, la pluie s'est invitée : "Sur les premières variétés non protégées, on a déjà de la casse", reconnaît le syndicat interprofessionnel de la cerise.

Ce n'est pas encore catastrophique, mais l'inquiétude grandit. Car de nouvelles précipitations sont annoncées pour les prochains jours. Le cours des fruits et légumes pourrait en pâtir d'ici à l'arrivée de l'été.

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