MÉTÉO. Chaleurs estivales, orage de grêle puis nouvelles fortes températures : le réchauffement climatique accentue les écarts météorologiques

Un week-end estival suivi d'une chute brutale des températures et de violents orages : le début du mois d'avril 2024 offre une météo contrastée. Des écarts habituels pour cette période de l'année, pourtant accentués par le réchauffement climatique. Il fera à nouveau chaud le week-end du 13 avril 2024.

28 degrés à Tarbes (Hautes-Pyrénées), 27 degrés à Saint-Girons (Ariège) : le week-end du 6 avril 2024, des records de chaleur ont été battus. Des températures anormalement élevées et précoces pour ce début de mois, malgré un voile nuageux chargé en poussière de sableSur le site de Météo France, on peut lire que cette "masse d’air exceptionnellement chaud pour cette période de l’année est remontée, propulsée par la dépression Kathleen"

Pourtant, s'il faisait encore chaud lundi 8 avril, les températures ont chuté d'un seul coup, mardi 9 avril. Des orages de grêlons se sont même abattus sur certains départements. 

Dès le week-end du 13 avril, les températures vont à nouveau remonter. En Occitanie, il fera jusqu'à 30 degrés à Albi et Castres (Tarn), et jusqu'à 29 degrés à Auch (Gers).

Un mois d'avril souvent en "yo-yo" 

Comment expliquer ces changements si soudains de températures ? Pascal Boureau, ancien prévisionniste à Météo France, souligne qu'avril est "un mois charnière, qui se situe entre la période hivernale et période estivale". Il décrit alors la manière dont les poussées chaudes arrivent par l'Espagne et augmentent les températures, tandis que dans le même temps, des descentes froides continuent de nous parvenir du cercle polaire. Résultat : "Cette confrontation provoque des variations brutales, explique Pascal Boureau, qui sont habituelles pour cette période de l'année."

L'effet du réchauffement climatique 

Un contraste pourtant beaucoup plus prononcé, au fur et à mesure des années, à cause du changement climatique qui élève les températures. "Globalement, nous sommes à 1 degré et demi de plus que les valeurs de la fin du XXe siècle", décrit le prévisionniste. C'est ainsi que la grêle tombe moins de 24h après des températures avoisinant les 30 degrés. "Nous sommes entre les giboulées de mars et les gros orages d'été, décrit Pascal Boureau. Les contrastes accentués par le dérèglement climatique favorisent ces chutes brutales de températures et le déclenchement d’orages." 

Si les températures doivent remonter ce week-end, elles baisseront à nouveau brutalement en début de semaine prochaine.