"Nous sommes des êtres humains", une partie des jeunes migrants expulsés d'un squat trouvent refuge dans un gymnase

Une partie des migrants expulsés ce vendredi d'un bâtiment désaffecté de l'Université Paul Sabatier à Toulouse a trouvé refuge dans le Gymnase Saint-Sernin. Ils sont 150, tous mineurs et pour beaucoup scolarisés. Aucun rendez-vous n'est fixé pour l'instant avec la préfecture.

150 migrants, tous mineurs isolés, délogés ce vendredi 23 février 2024 de l'Université Paul Sabatier ont trouvé refuge dans le gymnase Saint-Sernin à Toulouse. Ils passeront la nuit sur place mais leur avenir reste incertain.

Délogés de leur squat

Avec le soutien de plusieurs associations, ils ont investi ce samedi midi, le gymnase Saint-Sernin en plein centre-ville de Toulouse. L'un d'eux, âgé de 16 ans et scolarisé en 3ème est à moitié soulagé : "Il fallait trouver un endroit pour dormir. La nuit dernière, on était à la rue dans le froid et sous la pluie".

Ces mineurs, qui ont cependant été reconnus majeur par la justice, font partie des 250 migrants, délogés ce vendredi d'un bâtiment inoccupé de l'université Paul Sabatier à Toulouse. Tôt vendredi matin, les forces de l'ordre ont procédé à leur expulsion.

"Nous sommes des êtres humains"

Originaires d'Afrique, ces jeunes migrants sont arrivés en France au printemps 2022. Arrivés à Toulouse, ils s'étaient tout d'abord installés dans l'ancien Ehpad des Tourelles, puis sur les allées Jules Guesde, avant d'occuper le bâtiment de l'université.

Après leur expulsion, certains ont été placés en centre de rétention. Pour ceux qui restent comme ce jeune guinéen de 16 ans arrivé il y a quatre mois, il y a urgence : "Nous sommes des mineurs. Nous sommes des êtres humains. On ne peut pas continuer à vivre dans la rue", témoigne-t-il. 

Dès leur installation dans le gymnase Saint-Sernin, les forces de l'ordre se sont positionnées sur la place. Mais les CRS ne sont pas intervenus. Les mineurs devraient donc passer la nuit prochaine au chaud dans le gymnase.

À l’heure qu’il est, aucun rendez-vous n'a été fixé avec la préfecture pour faire le point sur la situation de ces jeunes migrants.