REPLAY Ô la belle vie s'invite dans l'univers de la magie toulousaine sur les traces de célèbres illusionnistes français

"Ô la belle vie" s'intéresse à la magie en marchant sur les pas de deux grands illusionnistes qui ont marqué le monde de la prestidigitation toulousaine  : Marius Cazeneuve, voyageur insatiable, né à Toulouse et Robert Houdin, dont deux de ses automates sont exposés au musée Paul-Dupuy.

Sophie Jovillard entouré de magiciens et illusionnistes Toulousains. (De gauche à droite) : Yas Magic, as de la cartomagie. Bruno vitti, magicien et accessoiriste. Laurent Bastide alias professeur Elixir et Frédéric Sem, magicien et président de l’amicale Robert Houdin à Toulouse.
Sophie Jovillard entouré de magiciens et illusionnistes Toulousains. (De gauche à droite) : Yas Magic, as de la cartomagie. Bruno vitti, magicien et accessoiriste. Laurent Bastide alias professeur Elixir et Frédéric Sem, magicien et président de l’amicale Robert Houdin à Toulouse. © France Télévisions / Grand Angle production

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"Ô la belle vie" : Toulouse, une histoire de magie

« Ô la belle vie » nous offre une balade quelque peu surprenante. Saviez-vous que Toulouse avait été un haut-lieu de la prestidigitation ? Un passé prestigieux, oublié dans les recoins de la mémoire toulousaine et une incroyable aventure, qui a laissé quelques empreintes et de nombreux successeurs.

La magie toulousaine : du passé prestigieux, au présent novateur

La ville de Toulouse a connu l'âge d'or de la prestidigitation. Un signe comme on dit, lorsqu’on apprend que le premier livre de prestidigitation datant du XVIème siècle, serait l’œuvre d’un poète… toulousain.  Et que Marius Cazeneuve, personnage truculent au génie fou, illusionniste, officier de médecine, diplomate, scientifique, peintre et inventeur, est lui-même né à Toulouse. Voyageur, célèbre magicien du XIXème siècle, son destin exceptionnel le propulse sur la scène, à se produire devant les plus grands rois, reines et empereurs du monde entier.

Dans le courant des années 60, de grands galas internationaux sont organisés dans la grande salle du théâtre du Capitole. De grands noms comme, Dody Willtohn, magicien toulousain de renommée internationale, s'y produisent. L'illusionniste remporte plusieurs prix avec ses célèbres numéros de pickpocket, jusqu’en championnat du monde. 

Novatrice, discrète, mais toujours active, la magie toulousaine rassemble encore de nombreux passionnés.

Sophie, accompagné de Frédéric Sem, magicien et président de l’amicale Robert Houdin, a rencontré quelques-uns d’entre eux, comme Laurent Bastide alias Professeur Elixir, Bruno Vitti, magicien et véritable Géo Trouvetou des arts mécaniques, ou encore Yas Magik, un des plus jeunes cartomagicien de sa génération.

Yas Magik : le jeune prodige de la cartomagie

Yacine Monne, dont le nom de scène est Yas Magik, manie les cartes comme personne. Jeune cartomane de vingt ans, il pratique la magie de rue et les close-up, magie vivante, proche de son public, qui ne laisse pas droit à l’erreur. Une passion qui s’affirme dès l’âge de 13 ans, pour devenir à 15 ans, le plus jeune champion midi Pyrénées de la discipline.

Le petit prodige a déjà rencontré tous les grands du métier qui l’ont inspiré comme, Bernard Bilis sur Paris, Juan Tamariz en Espagne ou encore, Mickaël Vincent au Royaume-Uni. D’un simple amusement, il a voulu très vite en faire son métier

Un jour Jamel Debbouze m’a invité au Jamel Comedy Club. Quand mon père a vu ça, il a compris que ça devenait quelque chose d’important. Alors, il a accepté mon choix

Yas Magik

Aujourd'hui, le jeune magicien s'affirme dans son art.

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Robert Houdin : père de la magie moderne

Jean-Eugène Robert, de son nom de scène, Robert Houdin, est l’une des plus grandes figures de la magie, en France et à l’étranger. Né au début du XIXème siècle dans le centre de la France, il est élevé dans une famille d’horloger. Féru de mécanique depuis son plus jeune âge, il passe son temps dans l’atelier de son père à mettre au point des inventions étonnantes. Après de brillantes études et malgré la volonté du père, de voir le fiston devenir notaire et notable, Jean-Eugène deviendra finalement, horloger. Tout au long de sa vie, il maniera la magie, la mécanique et la science, avec talent et panache.

Houdin était un véritable génie des arts mécaniques et de l’horlogerie. Devenu expert dans le domaine des arts de l’illusion, l’artiste pousse la fantaisie jusqu’à fabriquer lui-même ses automates. Il les intégre dans ses spectacles prestigieux, devenus célèbres dans le monde entier. Un de ses tours les plus connus est celui de l’oranger merveilleux. Un arbre posé sur la scène, s’anime grâce à l’un de ses automates « truqué », jusqu’à ce que des fleurs et des fruits apparaissent comme par magie sous les yeux des spectateurs ébahis. Le spectacle, grandiose et tout à fait exceptionnel pour l’époque, remporte un succès colossal.

Robert Houdin révolutionne le monde de la prestidigitation. A son image, La magie gagne en étoiles et les illusionnistes en charisme. La longue robe noire et le chapeau pointu sont délaissés au profit du plus élégant smoking et paillettes.

Les automates d'Houdin au musée des arts précieux

A Toulouse, au deuxième étage du musée des arts précieux Paul Dupuy, se dresse un immense portrait noir et blanc de l’illusionniste. L’homme charismatique, nous suit des yeux avec son regard clair et facétieux. La magie toujours vivante, opère à travers la toile.

Le musée abrite deux automates inventés et réalisés par le célèbre magicien : L’horloge mystérieuse et la leçon de chant.

A partir de 1836-1837, Robert Houdin, qui s'intéresse déjà à l'illusion, décide de concevoir, ce qu'il appelle des horloges mystérieuses (...) sans aucun mécanisme apparent.

Francis Saint Genez, conservateur au musée des arts précieux à Toulouse

Ces deux célèbres pièces ont été offertes à la ville de Toulouse par Edouard Gélis, collectionneur et horloger toulousain. Francis Saint Genez, conservateur du musée, raconte à Sophie « Robert Houdin a fabriqué l’automate de la leçon de chant en 1844. En 1845, il achète un théâtre au palais royal à Paris, rue de Valois, dans lequel il commence à monter ses spectacles mêlant, illusion, prestidigitation et les automates ».

Un tour de clé et hop, un oiseau coloré s’active sur son perchoir. Il chante, bat des ailes en tournant sur lui-même, avant de s’immobiliser. Une poupée au visage de lune, vêtue à l’Orientale et parée de rouge et d’or, tourne la tête pour activer la manivelle de la boite à musique. L’oiseau reste silencieux, comme à l’écoute. C'est la leçon de chant.

Cette boite à musique s'appelle une serinette. Une proche cousine de l’orgue de barbarie, à qui l’on rajoutait des scènes animées par des automates.

Au XIXème siècle, posséder des oiseaux en cage ou en volière, est très à la mode, surtout des serins, plus connus sous le nom de Canaris. Les femmes de la haute société, se servaient de ce genre d’instrument pour leur apprendre à chanter.

La leçon de chant, automate de Robert Houdin

« Ô la belle vie » : Toulouse, une histoire de magie

Emission présentée par Sophie Jovillard. Réalisé par Laurent Desvaux. Une coproduction France 3 Occitanie et Grand Angle productions

Diffusion le dimanche 18 avril, à 12h55

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