Projet de 3ème ligne de métro à Toulouse : vous allez pouvoir donner votre avis

La mise en service est prévue pour 2024. / © MaxPPP
La mise en service est prévue pour 2024. / © MaxPPP

Du 12 septembre au 17 décembre, la Commission nationale du débat public s'installe à Toulouse pour écouter les points de vue sur le projet Toulouse Aerospace Express (TAE), la 3ème ligne de métro. Réunions publiques, rencontres informelles, site internet : tous les moyens pour donner son avis. 

Par Fabrice Valery

"Nous allons réunir et interroger le plus de personnes possibles, explique Jacques Archimbaud, le président de la commission nationale du débat public qui débarque à Toulouse à partir du 12 septembre pour 4 mois de débat, puis faire le compte-rendu de toutes ses observations dont le maître d'ouvrage (NDLR : Tisséo-SMTC) devra tenir compte, en tentant de répondre à cette question : est-ce vrai que la 3ème ligne de métro peut désengorger Toulouse de la circulation automobile ?". 

Un débat tous azymuts

Réunions publiques (4 au total), débats mobiles dans les quartiers, auditions d'experts, rencontres avec les salariés d'entreprises situées près du tracé, ateliers de cartographie et un site internet ouvert à tous. Tous les moyens ont été mobilisés pour qu'un maximum d'habitants de l'aire urbaine de Toulouse puissent donner leur avis sur le projet
"Sur les 90 projets sur lesquels nous avons organiser les débats publics ces 20 dernières années, précise Jacques Archimbaud, un tiers ne se sont pas faits pour diverses raisons, un tiers ont été profondément modifiés à l'issue du débat et un tiers n'ont pas véritablement changés. C'est dire si cette forme d'expression démocratique à son importance".

Des avis qui comptent

Obligatoire pour tous les projets publics et privés de plus de 300 millions d'euros (TAE c'est plus de 2 milliards !), financé par le maître d'ouvrage (à Toulouse à hauteur de 5 à 600 000 euros), le débat public doit permettre ensuite, avant l'enquête publique, de décider dans les meilleurs conditions, en connaissance de causes, sur la faisabilité technique comme sur la conformité avec la loi et les textes européens. "Nous ne rendons pas un avis, précise Jacques Archimbaud, mais nous disons attention méfiez-vous sur tel ou tel point, ou au contraire il n'y a pas de motifs d'inquiétude sur tel autre. Le maître d'ouvrage dispose ensuite de 3 mois pour faire part de sa décision. Le plus souvent l'Union Européenne est très attentive à nos conclusions et à la manière donc le constructeur en tient compte, avant de valider son financement". 

Le calendrier

Le démarrage du débat public est donc programmé le 12 septembre. Dès le 13 une première réunion publique se tiendra à Toulouse (19h Espace Vanel / Médiathèque). Trois autres grandes réunions sont programmés à Labège (le 19 octobre à 20h à Diagora), Colomiers (le 15 novembre à 19h salle Gascogne) et le 15 décembre à nouveau à Toulouse à 19h30 dans un lieu qui reste encore à déterminer. Toutes les réunions seront filmées et les deux réunions de Toulouse seront diffusées en direct sur internet. 

Une consultation sur le terrain et sur le net

Internet qui sera aussi le lieu du débat. Un site internet dédié a été créé pour permettre le débat en ligne. Les internautes pourront donner leur avis sur le projet mais aussi poser leur question. Le maître d'ouvrage doit obligatoirement y répondre sous 15 jours. C'est aussi sur internet que l'ensemble du dossier du projet est consultable et que le calendrier des réunions sera mis à jour au fur et à mesure. 

Une troisième ligne de Colomiers à Labège

La troisième ligne de métro dont l'idée a surgi durant la campagne des municipales de 2014 doit conduire les usagers de Colomiers à Labège en passant par le nord et l'est de Toulouse, avec en option un barreau jusqu'à l'aéroport dont le maire LR Jean-Luc Moudenc espère qu'il sera financé par les actionnaires chinois de Toulouse-Blagnac, mais aussi la future gare TGV de Matabiau et les principales usines d'Airbus. Le tracé est encore à affiner, le financement à compléter. Le maire de Toulouse et Jean-Michel Lattes son premier adjoint et président de Tisséo SMTC espèrent toujours une mise en service en 2024. L'opposition juge cette date illusoire en raison des durées incompressibles des études et des travaux. 

Sur le même sujet

Réactions d'usagers des finances publiques de l'Hérault

Les + Lus