Féminicide à Toulouse : le conjoint mis en examen pour meurtre

L'homme soupçonné d'avoir tué sa compagne à Toulouse, le 19 septembre 2021 a été mis en examen ce mardi 21 septembre devant un juge d'instruction pour meurtre sur conjoint. Tout comme un autre homme, pour non-assistance à personne en danger.

L'enquête se poursuit dans le féminicide de dimanche 19 septembre 2021 à Toulouse. Une femme de 23 ans avait été retrouvée morte à son domicile rue Aristide Maillol dans le quartier du Mirail. Son conjoint s'était rendu au commissariat de Bellefontaine le lendemain.

L'homme a été présenté ce 21 septembre 2021 à un juge d'instruction. Il a été mis en examen pour meurtre sur conjoint. Puis placé en détention provisoire à la prison de Seysses en Haute-Garonne. 

Non-assistance à personne en danger

Selon les informations du Parquet de Toulouse recueillies par France 3 Occitanie, un autre homme a été déféré devant un juge d'instruction, puis mis en examen pour non-assistance à personne en danger. Il s'agit d'un militaire d'un régiment de la région, présent au moment du drame. 

Dans cette affaire, deux autres personnes, dont la soeur de la victime, ont été placées en garde à vue. Mais aucune charge n'a été retenue contre elles.

Les trois personnes se trouvaient dans l'appartement, avec l’homme âgé de 30 ans, quand il a commencé à violenter sa compagne. Mais ils n'auraient "rien fait pour mettre en sécurité" la victime. Pire, la "bande" serait partie continuer la soirée ailleurs en ville laissant la jeune femme agonisante.

La victime a finalement été retrouvée morte le dimanche en fin de matinée par les secours. Le conjoint avait lui même appelé les pompiers en expliquant que sa femme était dans un état grave.

Les trois enfants du couple âgés de 1, 2 et 4 ans ont été retrouvés enfermés dans une chambre de l'appartement.

Morte suite à de multiples coups

L'autopsie pratiquée ce mardi matin révèle que la jeune femme est morte des suites de multiples coups. Son corps présentait de nombreuses ecchymoses, notamment sur le visage et la poitrine.

Le conjoint connu pour être violent

Le couple, originaire de Nouvelle-Calédonie, habitait dans cet appartement depuis 2017 avec leurs trois enfants en bas âge. L'homme était connu en Outremer pour des délits routiers. À Toulouse, une enquête pour violences sur conjoint sans ITT ( Interruption temporaire de travail) avait été ouverte à son encontre en juin dernier. Il devait accomplir un stage de responsabilité pour les auteurs de violences intra-familiales. 

Selon les premiers éléments de l'enquête de voisinage, il y avait de nombreuses fêtes alcoolisées dans l'appartement du couple. Depuis 2017, la police était régulièrement appelée pour du bruit à ce domicile situé rue Aristide Maillol. 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
faits divers justice société féminicide femmes violence conjugale