Top 14 : “A la vie à la mort” pour le Castres Olympique dans le derby face à Toulouse

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Les deux clubs ont des objectifs différents : Toulouse vise le top 6 pour se qualifier, mais Castres, en cas de défaire serait quasiment condamné à la Pro D2 l'an prochain. 

Par France 3 avec AFP

"A la vie, à la mort". Rien de moins. Castres, avant-dernier du Top 14, reçoit Toulouse samedi (20h45) pour un derby "capital" en vue du maintien dans l'élite. 

Sans aucun enjeu pour le CO, déjà éliminé, les deux semaines de campagne européenne avaient pour seul but de préparer la venue des voisins et rivaux toulousains.

Mais elles auront fait très mal : 97 points et 14 essais encaissés face au Leinster à Dublin et aux Harlequins à Pierre-Antoine. Ajoutés aux 49 points déjà pris à Jean-Bouin face au Stade Français lors de la dernière journée de championnat, l'addition est très lourde, près de 150 points en trois matchs. De quoi anéantir le peu de confiance restant.

"On a l'impression de faire beaucoup d'efforts sur le terrain et à chaque fois, on prend 50 points. Il n'y a aucune sérénité, aucune certitude", souffle le centre Romain Cabannes. Des certitudes qu'il va falloir vite retrouver pour ne pas hypothéquer un peu plus les chances de maintien du champion 2013 et vice-champion 2014 en perdant face à Toulouse.

"Ce match contre Toulouse est tout simplement capital pour nous. Le moindre point perdu peut être rédhibitoire malheureusement pour la survie du club en Top 14. On est déjà à deux défaites à domicile (face au Stade Français et au Racing), c'est quitte ou double. On pourra pas se permettre d'en avoir trois ou quatre alors qu'on est incapables de prendre le moindre point à l'extérieur", martèle Cabannes.

"On joue très très gros, on joue à la vie, à la mort", renchérit le capitaine du CO, le deuxième ligne uruguayen Rodrigo Capo Ortega.
Et dans ce contexte, l'objectif du CO sera de ne pas s'éparpiller et de revenir aux fondamentaux.
"Il faut qu'on se recentre sur ce qui faisait notre force, notamment à Pierre-Antoine, c'est-à-dire une conquête hyper efficace, une défense à toute épreuve et à partir de là, on pourra reconstruire. On a voulu faire évoluer notre jeu et croire que le plus dur était derrière nous mais au contraire l'équilibre est fragile", décrypte Romain Cabannes.

Privé de sa charnière Kockott-Talès, retenue avec le XV de France, mais disposant en revanche de sa première ligne au grand complet, Castres ne devrait donc pas faire de Pierre-Antoine le théâtre de grandes envolées mais plutôt d'un combat âpre pour faire tanguer un navire toulousain en difficulté en mêlée et dans les zones de rucks.

Conscients de la difficulté qui les attend, alors que les deux dernières confrontations à Pierre-Antoine se sont soldées par une victoire avec deux points d'écart pour chacune des deux équipes, les Toulousains (7ème), pourraient venir armés des meilleures intentions et d'une soif de revanche après leur élimination en Coupe d'Europe.

Même s'ils devront faire sans Maestri, Dusautoir et Huget, mobilisés par l'équipe de France pour préparer le Tournoi. Si une défaite samedi ne serait pas "synonyme d'élimination" pour les phases finales, "cela serait une cartouche en moins", souligne William Servat, l'entraîneur des avants du Stade Toulousain, visiblement pas très enclin à griller cette cartouche.

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