Toulouse : 20 ans de prison pour le meurtrier du motard du pont Saint-Michel et son complice

Le procès des meurtriers présumés du motard du Pont Saint-Michel devant les assises de la Haute-Garonne / © France 3 Occitanie
Le procès des meurtriers présumés du motard du Pont Saint-Michel devant les assises de la Haute-Garonne / © France 3 Occitanie

L'auteur des coups de couteau qui avaient coûté la vie à un motard tué parce qu'il s'opposait au vol de sa moto le 28 septembre 2008 sur le Pont-Saint-Michel à Toulouse et son complice ont été condamnés tous les deux à 20 ans de prison ce jeudi par la Cour d'assises de la Haute-Garonne.

Par Laurence Boffet

20 ans pour l'auteur des coups de couteau. 20 ans pour son complice, l'homme qui conduisait le scooter au moment de l'agression de Frédéric D, un motard de 25 ans tué à Toulouse en septembre 2008, en tentant de s'opposer au vol de sa moto sur le pont Saint-Michel. Les jurés de la Cour d'assises de la Haute-Garonne ont condamné ce jeudi en fin d'après-midi à une peine égale les deux hommes qui comparaissaient libres à leur procès cette semaine. 
Tous deux étaient poursuivis pour violences ayant entraîné la mort. Les avocats de la défense ont annoncé qu'ils feraient appel de ce jugement.

Lors de son réquisitoire un peu plus tôt dans la journée, l'avocat général avait requis une peine de 20 ans de réclusion à l'encontre d'Abdallah, l'auteur présumé des coups de couteau et une de 15 ans à l'encontre d'Hakim, le conducteur du scooter. Les jurés de la Cour d'assises ont finalement condamné ce dernier à 20 ans de réclusion car il était en état de récidive au moment des faits. 

Le dimanche 28 septembre 2008, en fin de journée, Frédéric D. voit sa moto bloquée par un scooter, sur le pont Saint-Michel à Toulouse. Un agresseur tente alors de la lui voler. Il résiste et est touché de plusieurs coups de couteau à l'abdomen. Il décèdera à l'hôpital neuf jours plus tard. 
Il faudra ensuite attendre plusieurs années avant que deux hommes soient interpellés, en 2011. Ces deux petits délinquants, âgés de 22 et 24 ans à l'époque des faits, nient alors l'agression. Dans le dossier, un témoignage qui les accuse et des éléments de téléphonie. Des preuves extrêmement légères selon leurs avocats qui se sont employés à les démonter tout au long de l'instruction. Des éléments suffisants pour les jurés de la Cour d'assises qui les ont condamnés ce jeudi soir. 
Un verdict accueilli par les cris des proches des deux accusés présents dans la salle. Un soulagement en revanche pour les proches du motard tué, dix ans après les faits. 

 

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