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Toulouse : une ancienne résidence étudiante devient un centre d'hébergement provisoire pour les sans-abris

Dans cette ancienne résidence étudiante, les demandeurs d'asile bénéficient d'un logement provisoire / © Sylvain Duchampt
Dans cette ancienne résidence étudiante, les demandeurs d'asile bénéficient d'un logement provisoire / © Sylvain Duchampt

Depuis le 1er mars, le centre d'hébergement provisoire de la Roseraie à Toulouse a déjà accueilli près de 400 personnes sans abri. Le bâtiment qui appartient à l'armée est une ancienne résidence étudiante inoccupée depuis plusieurs années.

 

Par Sophie Pointaire

Des enfants qui courent dans les couloirs, des femmes qui discutent en revenant des courses, le bâtiment de cette ancienne résidence étudiante de l'ISAE (Institut supérieur de l'aéronautique et de l'espace) a retrouvé une nouvelle vie.
Le site qui appartient au ministère de la défense, était inoccupé depuis plusieurs années. Il doit être vendu en 2020 à la Métropole pour la construction de logements sociaux.
C'est le CEDIS, le Collectif d'entraide et d'innovation sociale, qui a découvert que cet immeuble de 5 étages avec 150 chambres était vide. Un paradoxe lorsqu'on connaît les besoins en hébergement d'urgence de la ville de Toulouse.
 

220 places disponibles pour des demandeurs d'asile 


Après accord de la Préfecture et des travaux de restauration, le centre d'hébergement collectif a pu ouvrir au mois de mars. D'une capacité de 200 places, il accueille essentiellement des personnes orientées par le 115. Il s'agit principalement de familles et de personnes isolées qui ont fait une demande d'asile et qui sont en attente d'une réponse des services de l'Etat. Des sans abris qui ont connu des conditions de vie précaires et insalubres dans des squats et des campements. 


Des associations assurent  un accompagnement social 


Aujourd'hui dans des logements décents, ils bénéficient de l'accompagnement social de tout un réseau associatif. Grâce à un partenariat, 3 associations se partagent la gestion du site et de ses occupants : l'Union Cépière Robert Monier (UCRM), ESPOIR et FRANCE HORIZON
Dans les prochains mois, de nouveaux bâtiments inoccupés devraient également être mis à disposition pour renforcer le nombre de places d'hébergements à Toulouse. La ville doit rattraper son retard en la matière














 

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