VIDEO - A Toulouse, la banalisation de la violence dans les écoles

Bagarres entre élèves, insultes ou coups contre des enseignants. La violence se banalise dans les établissements scolaires de la région toulousaine. Des témoignages édifiants. 

© MaxPPP
C'est une institutrice d'un groupe scolaire du nord de Toulouse qui témoigne : "Quand un enfant fait 1m50, pèse 50 kilos et refuse de rester sur la chaise au fond de la classe parce qu'il est puni, que peut-on faire ?".

Un enfant : "Cette année, il y a  de nombreuses bagarres et encore ce matin un élève a dit des choses sur la maîtresse, il l'a insulté".

On est dans le groupe scolaire Jean Zay, dans le quartier de Borderouge à Toulouse. Un exemple parmi d'autres. Là, les enseignants en ont ras-le-bol des incivilités, des insultes et même des agressions. L'an dernier, 6 plaintes ont été déposées par les enseignants de cette école. 

Le phénomène de la violence en milieu scolaire se développe : courant mars, une enseignante d'une école primaire de Colomiers, près de Toulouse, a été frappée par des élèves de CM1 et de CM2 dans la cour de l'établissement alors qu'elle tentait de séparer des enfants qui se bagarraient. 

EN VIDEO / le reportage de Cécile Fréchinos et Martin Vanlaton :
La banalisation de la violence scolaire à Toulouse

A l'académie de Toulouse, on affirme prendre cette dérive très au sérieux.  L'administration a mis en place une application pour que les enseignants signalent les agressions dont ils sont victimes. Elle travaille aussi en lien étroit avec la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) de la Haute-Garonne et le procureur de la République pour que les plaintes soient instruites rapidement. Mais la prévention est encore trop peu développée. Quand des enfants de 8 ans s'en prennent physiquement à leur professeur, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans la société et qui dépasse le cadre scolaire. 

Le plus souvent les élèves fautifs sont exclus de l'école soit temporairement soit définitivement en fonction de la gravité de leurs actes. En revanche, le retour au travail est toujours difficile pour l'enseignant agressé. Actuellement deux d'entre eux sont en arrêt maladie à l'école Jean Zay de Toulouse. 
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
éducation société faits divers