VIDEO. Se déplacer ou être interdits, en 2025 les restaurants de plage de La Grande-Motte n'auront plus le choix

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Clap de fin en 2024 pour les paillotes du Grand Travers ? Le tribunal administratif de Montpellier vient d'annuler les permis de construire accordés à trois restaurants de plage sur une zone classée espace remarquable à La Grande-Motte. Une décision qui ne signifie pas la mort des paillotes mais a minima leur déplacement sur la plage, plus près de la ville. ©FTV

Clap de fin en 2024 pour les paillotes du Grand Travers ? Le tribunal administratif de Montpellier vient d'annuler les permis de construire accordés à trois restaurants de plage sur une zone classée espace remarquable à La Grande-Motte. Une décision qui ne signifie pas la mort des paillotes mais a minima leur déplacement sur la plage, plus près de la ville.

On les appelle "les paillotes" mais ces structures n'ont plus rien à voir avec l'apparence des cabanes de plage, des huttes en paille du début du XXe siècle. Aux abords de La Grande-Motte, trois d'entre elles sont désormais hors la loi. La Voile bleue, l'Effet mer et la Paillote bambou.

Mais comme la décision du tribunal administratif vient de tomber après des mois d'attente et que la saison touristique est proche, les gérants de ces établissements et le maire de La Grande-Motte ont fait appel. Ils souhaitent un moratoire pour 2024, pour sauver la saison et les emplois, d'autant que leurs concessions courent jusqu'en octobre.

La loi des sites naturels remarquables

Ces restaurants de plage ultra-prisés de 1.500m2 environ sont remontés au début de chaque saison en bord de mer. Problème, ils sont installés sur un site classé espace naturel remarquable du littoral et depuis 2019, leur présence est interdite par décret.

Après une longue bataille juridique, l'association Grande-Motte environnement vient d'obtenir gain de cause.

Nous avons gagné la reconnaissance du statut des espaces remarquables au sens de la loi littoral. Elle dit qu'il ne doit pas y avoir d'établissement permanent ou semi-permanent, là on parle de 6 mois par an, sur ces sites. Il n'y a aucune nécessité.

Françoise Clerc, association Grande-Motte Environnement.

Les 3 restaurants installés chaque saison estivale depuis 2019, en toute illégalité sur ce site protégé, étaient tolérés voire soutenus par les pouvoirs publics.

La municipalité de La Grande-Motte défend leur présence au motif qu’ils sont un moteur économique et touristique.

On conteste l'application rapide de la décision et on a fait appel pour sauver la saison 2024. Les plagistes préparent déjà leurs installations. Ils ont lancé les recrutements, le nouveaux matériels, les publicités... Ce que l'on demande à la cour d'appel, c'est pour la dernière année de laisser les professionnels exercer. Et nous travaillons déjà sur les modifications de sites pour 2025.

Stephan Rossignol, maire de La Grande-Motte.

Un déplacement possible pour 2025

Les 3 restaurants du Grand Travers ne disparaîtront pas pour autant en 2025, car ils ont la possibilité de se déplacer de quelques centaines de mètres sur l'avenue de Carnon. Ils seront ainsi plus proches des habitations, afin que cet espace protégé reste sauvage hiver comme été. Pas certain que les riverains voient ce rapprochement d'un bon œil.

Les gérants de ces plages privées du Grand Travers n’ont pas souhaité faire de commentaire sur ce dossier sensible.

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