Montpellier : la jeune fille radicalisée condamnée à 2 ans de prison ferme

Son avocat, Me Luc Abratkiewics, décrit la jeune femme comme une proie facile. / © Fr 3 Occitanie / Caroline Agullo
Son avocat, Me Luc Abratkiewics, décrit la jeune femme comme une proie facile. / © Fr 3 Occitanie / Caroline Agullo

Jugée pour apologie de terrorisme, une jeune femme radicalisée de 26 ans, originaire de la banlieue de Montpellier, a été condamnée hier à trois ans de prison, dont un avec sursis. Depuis son incarcération, elle dit avoir changé et avoir ouvert les yeux.

Par R.D. (avec AFP)

Une jeune femme de 26 ans a été condamnée le mercredi 17 août par le tribunal correctionnel de Montpellier à trois ans de prison dont un avec sursis pour apologie de terrorisme.

Sur les réseaux sociaux, Julie* avait notamment exprimé son allégeance à Daech.

Son sursis est assorti d'une mise à l'épreuve pendant trois ans avec obligation de se soigner, de travailler et d'obtenir l'autorisation du juge d'application des peines avant tout déplacement à l'étranger.

Trois ans de prison dont six à neuf mois avec sursis avaient été requis par le procureur.


Montpellier : la jeune fille radicalisée condamnée à 2 ans de prison ferme
Agée de 26 ans, elle était jugée pour apologie de terrorisme, ayant prêté allégeance sur les réseaux sociaux. - France 3 Occitanie - Reportage : Caroline Agullo / Franck Detranchant


Approchée par deux hommes à la mosquée de Lunel

La jeune femme, originaire de la banlieue de Montpellier, dit s’être convertie à l’Islam "fin février-début mars 2016". Elle aurait été approchée par deux hommes à la mosquée de Lunel, qui l’auraient embrigadée.



Sur son téléphone, des vidéos de décapitations, des photos de femmes en niqab ou burqa armées, ont été retrouvées. En contact avec des combattants syriens via Telegram, la jeune radicalisée a également voulu un temps se marier avec un Tunisien, proche du groupe Etat islamique.

"Pas si gentils"

Depuis son incarcération à la prison pour femmes de Perpignan, fin janvier, Julie dit avoir changé. La question est de savoir si ce changement qu'elle allègue est réel ou n'est que superficiel", a déclaré le représentant du ministère public, André Dutil.

"A l’époque je pensais [ce que je disais sur la nécessité de faire le jihad]", a reconnu Julie, à l’aise dans le box.

Je cherchais quelque chose que je n'avais pas et j'ai rencontré ces gens-là qui étaient gentils, me portaient de l'attention. Au fil du temps, ces gens-là ne se sont pas révélés si gentils.

Décrite par son avocat, Me Luc Abratkiewicz, comme "une grande adolescente, une jeune femme paumée", qui a été "rasta, baba-cool, gothique", la jeune femme avait tout d’une "proie facile".


(*le prénom a été modifié)

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