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Carole Delga a quitté le gouvernement et entre en campagne pour les élections régionales

Carole Delga / © MaxPPP
Carole Delga / © MaxPPP

Sans surprise, la secrétaire d'Etat au commerce a quitté le gouvernement ce mercredi remplacée par Martine Pinville. Elle va désormais se consacrer à la campagne des élections régionales en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

Par Fabrice Valery

Tout est prêt pour Carole Delga : elle a été désignée en janvier tête de liste du PS pour les élections régionales (6 et 13 décembre) en Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon, elle a déjà choisi ses directeurs de campagne.

Il ne lui restait plus qu'une étape pour se consacrer uniquement à cet objectif : sortir du gouvernement, comme elle s'y était engagée. C'est chose faite depuis le mini-remaniement de ce mercredi et son remplacement au secrétariat d'Etat au commerce, à l'artisanat et à l'économie sociale et solidaire par Martine Pinville.

Mardi après-midi, peu avant sa sortie du gouvernement, Manuel Valls, le premier ministre, lui a rendu hommage à l'Assemblée Nationale :
Hommage de Valls à Delga

Plus de ministre PS de la région

Avec la sortie du gouvernement de Carole Delga, il n'y a plus de ministre socialiste en Midi-Pyrénées. La seule représentante de la région, reste Sylvia Pinel, la ministre du Logement, qui est encartée au Parti Radical de Gauche (PRG).

Sept mois de campagne

Il reste désormais sept mois à la candidate socialiste pour labourer les 13 départements et devenir la première présidente de la grande région. Malgré son poste au gouvernement, elle souffrait en début d'année d'un manque de notoriété, sans doute plus en Languedoc-Roussillon qu'en Midi-Pyrénées. Ce déficit est en partie comblé. Maintenant, il lui faut construire un programme et y faire adhérer la plus grande partie de la gauche. Principaux adversaires sur sa route : le tête de liste des Républicains Dominique Reynié et le leader du Front National Louis Alliot.

Concurrence à gauche

Car il y a du monde sur la ligne de départ : les écologistes, qui ont choisi Gérard Onesta comme tête de liste, ont choisi l'autonomie au premier tour avant une éventuelle fusion entre les deux tours. Le parti communiste a aussi choisi comme leader Dominique Satgé, mais pourraient négocier des places éligibles sur la liste PS. 

Le cas Saurel

Il y a aussi le cas Philippe Saurel. Le maire divers-gauche de Montpellier, ancien du PS, fait planer depuis des mois l'hypothèse de sa candidature aux régionales. Il a été convoqué lundi à Matignon pour une réunion de "conciliation" avec Carole Delga, Martin Malvy et Damien Alary, les deux présidents PS sortants des Conseils Régionaux. Mais à la sortie, statu quo. Pas d'accord et pas de levée de "l'hypothèse Saurel"

L'épine du PRG dans le pied

La plus grosse épine dans le pied de Carole Delga reste pour le moment la position du parti radical de gauche (PRG) de Jean-Michel Baylet. Le PRG souhaite la tête d'une liste d'union avec le PS dans la région pour la ministre du logement Sylvia Pinel. Refus catégorique du PS. Jean-Michel Baylet a fait dernièrement monter les enchères en décidant que le PRG aurait une liste autonome. La balle est donc dans le camp du PS. 

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