Hérault : décharges sauvages, une bataille au quotidien pour les élus

Les décharges sauvages sont un fléau pour les communes. / © France 3 LR
Les décharges sauvages sont un fléau pour les communes. / © France 3 LR

La mort du maire de Signes dans le Var met de nouveau en lumière le problème des décharges sauvages. Dans l'Hérault, les élus sont eux aussi directement confrontés à ce problème environnemental et politique.

Par A.A. avec J.-M. Escafre

L’émotion est unanime dans la classe politique après le décès du maire de Signes (Var), lundi 5 août, alors qu'il tentait d'intervenir auprès de deux ouvriers qui étaient en train de déposer des déchets sur le bord d'une route. L’élu a été écrasé par la camionnette qui venait de déverser des gravats.
Cet événement tragique pose la question du respect des gardiens de la république que sont les maires, y compris ceux des communes rurales. En effet, le magistrat décédé avait demandé aux occupants de la camionnette d’attendre la police municipale afin d’être verbalisés.
 

Des élus peu respectés


Pour le président des maires de l'Hérault, Christian Bilhac, qui se dit attristé par la mort de son homologue, les maires ruraux sont sous pression et peu respectés.
 

Les maires reçoivent des lettres de menace, sont parfois agressés verbalement et plus rarement, agressés physiquement.

 
Pourtant les maires mais aussi la Direction des territoires et de la mer de l'Hérault (DDTM 34) sont devenus de véritables lanceurs d’alerte, les dépôts sauvages étant difficiles à recenser.
"Les communes jouent le jeu : en 2019, sur les 227 dépôts de déchets signalés aux élus, 51 sites ont déjà été remis en état et 50 sont en cours de traitement", explique Cédric Indjirdjian, directeur adjoint de la DDTM.

Selon ce dernier, les dépôts sauvages ne sont à l’origine que de 1% des feux car ils sont constitués de déchets inertes mais représentent un danger pour l'environnement. "Les décharges sauvages sont un fléau qui pollue notre beau département, le long des chemins de randonnée, des chemins communaux, partout, on voit des gravats", déplore Christian Bilhac.
 

Manque de civisme


Si les dépôts sauvages se multiplient, c'est par manque de civisme mais aussi parce que les professionnels, qui ont l'obligation de débarrasser tout chantier de construction de ses gravats, doivent payer la déchetterie pour pouvoir les déverser, aussi certains choisissent de vider leurs bennes dans la garrigue.
Christian Bilhac propose à ce sujet de mettre en place un forfait moins cher afin d'inciter les professionnels à prendre le chemin de la déchetterie.

 

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