Militant écologiste frappé et laissé pour mort : 12 mois de prison requis contre l'agresseur présumé

Le procès du suspect et seul prévenu dans cette affaire se tenait mercredi 10 janvier 2024 à Montpellier. Il y a deux ans, Christian Puech s'était fait violemment agresser alors qu'il filmait un homme en train de déverser ses déchets sur un terrain sauvage

"C'est un mort vivant qui vous parle". Le ton est fixé. Christian Puech attend ce procès depuis 2021. Le 24 mai de cette année-là, il avait filmé un individu en train de déverser ses déchets dans une garrigue du village de Montbazin, de manière complètement sauvage et illégale.

L'individu s'était alors retourné contre le militant écologiste de 79 ans pour lui asséner des coups de poing et de pied et lui voler son téléphone. Christian Puech était tombé inconscient, laissé pour mort. 

Suspect retrouvé par la victime

Six fractures au visage plus tard, Christian Puech avait mené sa propre enquête et retrouvé son agresseur présumé sur les réseaux sociaux. L'homme de 34 ans, habitant le même village, correspondait au portrait-robot établi par les enquêteurs. La maison de sa grand-mère était en travaux à ce moment-là, avec du matériel similaire à celui retrouvé sur les lieux de l'agression.

Son procès était initialement prévu en juin 2023, il s'est finalement tenu mercredi 10 janvier 2024 en présence de toutes les parties. Christian s'est confié au micro de France 3 Occitanie avant l'audience : "J'ai l'air d'avoir un visage normal, mais j'ai des plaques dans le visage que les médecins ont dû me mettre, j'ai mis un an à me remettre de cette agression et à retrouver une vie normale", a-t-il expliqué.

Le maire de Montbazin Josian Ribes, constitué partie civile dans cette affaire, s'est quant à lui dit "désolé par l'image négative que cette agression a apporté au village", tout en réaffirmant son soutien à Christian Puech.

Délibéré le 7 février

À l'issue de l'audience, suivie par France 3 Occitanie, le procureur de la République a requis 12 mois de prison à l'encontre du prévenu, dont six avec sursis. "Une demande juste équilibrée" selon les dires de Christian Puech à la sortie de la salle, même si l'octogénaire a regretté "la difficulté des victimes à être en mesure d'apporter des preuves dans ce genre d'histoire quand il n'y a pas de témoins".

Une demande juste équilibrée.

Christian Puech, victime de l'agression

L'avocate du prévenu de 34 ans a déclaré pendant l'audience : "c'est honteux d'avoir livré mon client sans preuve à la vindicte populaire".

Le tribunal correctionnel rendra son délibéré le 7 février prochain.

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