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Montpellier : après les saccages, un homme condamné à trois mois de prison ferme

Montpellier après la manifestation / © L.Creusot - F3 LR
Montpellier après la manifestation / © L.Creusot - F3 LR

Sur les 51 personnes interpellées samedi, 43 avaient été placées en garde à vue après le saccage pendant la manifestation antigouvernementale. Deux d'entre elles passaient en comparution immédiate cet après-midi. Un homme de 31 ans a été condamné à trois mois de prison ferme.

Par Olivier Le Creurer

Sur les 51 personnes interpellées samedi, 43 avaient été placées en garde à vue, selon les chiffres donnés par la Préfecture dans la matinée dimanche. La manifestation, qui avait rassemblé entre 1.000 et 2.000 personnes samedi à Montpellier, avait été le théâtre d'affrontements : environ 200 militants, le visage dissimulé, s'étaient directement confrontés aux policiers, déployés en nombre.



Des projectiles - notamment des bombes de peinture et des fumigènes rouges - ont été tiré vers les dizaines de policiers et CRS déployés qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogènes et ont de fait, barré le parcours initialement prévu pour la manifestation. Les dégâts ont été causés à divers commerces - banques, agences immobilières ou magasins de téléphonie - en marge de la manifestation.

Suite manifestation de Montpellier : la réaction du préfet et du maire
Environ 200 militants, le visage dissimulé, s'étaient directement confrontés aux policiers, déployés en nombre. - D. De Barros et B. Pansio Villon


Cette manifestation antigouvernementale réunissait notamment de jeunes anarchistes, des opposants à la loi Vidal sur l'accès à l'université, des militants défendant les droits des migrants ou des opposants à la dispersion de la Zad de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique).



Ces interpellations et gardes à vue sont de "pure com'", avait regretté Me Mazas: "Ces personnes, dont deux membres de l'équipe légale de la LDH, ont été arrêtées totalement au hasard, plus de deux heures après les dégradations commises en marge de la manifestation, et à deux km des dégradations".

Un report au 14 mai


Les deux hommes ont 24 et 31 ans. Le plus jeune demande un délai pour sa défense. Il a été vu par les forces de l'ordre avec un pavé dans la main.  Il lui est aussi reproché d'avoir résisté violemment lors de son interpellation. Etudiant en lettres modernes à la faculté des lettres de l'université Paul Valéry, il nie les faits qui lui sont reprochés.

"Il faut que chaque personne soit jugée pour ce qu'elle a fait et uniquement ce qu'elle a fait, c'est pourquoi j'ai souhaité disjoindre les deux dossiers," explique Sébastien Etcheverrigaray, son avocat. Le tribunal reporte son procès au 14 mai et le place en attendant sous contrôle judiciaire alors que le procureur de la République demandait son placement en détention provisoire.

Votre monde libre est un enfer et la prison sera le paradis


L'autre homme a 31 ans, sans profession. Il tient des propos véhéments dès son arrivée dans le box: "Je refuse que mon avocat prenne la parole pour moi," crie-t-il. Et il poursuit à l'attention du tribunal : "Votre monde libre est un enfer et la prison sera le paradis et là-bas, je me ferais des potes. Cela fait juste 30 heures que je veux fumer une clope. Je veux qu'on m'enferme". 


Manifestation à Montpllier : comparutions immédiates
Sur les 51 personnes interpellées samedi, 43 avaient été placées en garde à vue après le saccage pendant la manifestation antigouvernementale. Deux d'entre elles passaient en comparution immédiate cet après-midi. Un homme de 31 ans a été condamné à trois mois de prison ferme. - O. Brachard et N. Chatail

Trois mois de prison ferme avec mandat de dépôt


Le président décide de poursuivre l'audience sans lui, il est renvoyé en geôle. L'examen des faits : port d'un couteau, jet de peinture sur les forces de l'ordre et doigt d'honneur lui sont notamment reprochés. L'homme est un adepte du cannabis et il vient de sortir d'une mesure de placement sous curatelle. Le tribunal soulignera l'altération de son discernement et le condamne à trois mois de prison ferme avec mandat de dépôt, suivant ainsi les réquisitions du procureur de la République.

 

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