Plan Vigipirate : à Montpellier, les écoles sont-elles toutes protégées ?

Après plusieurs attentats terroristes, l’exécutif a annoncé une meilleure sécurisation des établissements scolaires. Mais dans certains établissements, les enseignants et parents d’élèves attendent toujours des renforts. Exemple à Montpellier, dans l’Hérault.
La rentrée scolaire se fait dans un contexte de menace terroriste : le plan Vigipirate est à son niveau le plus élevé.
La rentrée scolaire se fait dans un contexte de menace terroriste : le plan Vigipirate est à son niveau le plus élevé. © Jérémie FULLERINGER / MAXPPP.
Il est 8 heures. Devant l’un des collèges privés et catholiques de Montpellier, les élèves se hâtent pour entrer en classe. "Il n’y a peut-être pas de militaires ou de policiers car c’est une école privée ?" se questionne l’un des parents d’élèves. "C’est sûr qu’il serait plus rassurant que l’on protège l’entrée de l’école. Devant le lycée Mermoz, il y avait 4 militaires armés" s’exclame une autre accompagnatrice.

En effet, depuis plusieurs semaines, la France est touchée par des attentats terroristes : d’abord, l’assassinat de Samuel Paty dans les Yvelines puis l’attaque terroriste au cœur de la basilique Notre-Dame de Nice qui a coûté la vie à trois personnes.

Depuis, le gouvernement a placé le plan Vigipirate à son rang le plus élevé et a annoncé la sécurisation des lieux de culte et des écoles. Pourtant, devant ce groupe scolaire privé et catholique, il n’y avait pas l’ombre d’un policier ou d’un militaire ce vendredi 6 novembre. Pourtant, Isabelle Bouaillon, la cheffe de l’établissement affirme avoir fait des démarches en ce sens.

On n’a eu personne. Nous avons constaté que près d’ici, il y avait la présence d’hommes armés et ici, rien. Les parents sont inquiets.

Trop peu de patrouilles ?

"Nous comprenons parfaitement l’inquiétude des parents" admet

A Montpellier, la police municipale doit surveiller 126 écoles publiques. Les collèges et lycées sont gérés par la police nationale et l’opération Sentinelle, gérées par le ministère de l’Intérieur.

Contactés par téléphone, les services de la préfecture de l’Hérault n’ont pas répondu à nos sollicitations pour le moment.

"Vendredi dernier, le maire de Montpellier a réuni les cellules de coordination entre la police municipale, la police nationale et les forces de Sentinelles" ajoute Sébastien Cote, adjoint à la ville de Montpellier en charge de la protection des populations.

Nous voulons être présents le plus possible dans tous les établissements, qu’ils soient publics ou privés.

A ce contexte de menace terroriste s’ajoute la crise sanitaire et des évènements tels que la fusillade qui a éclaté en plein jour au cœur du quartier de la Mosson il y a quelques jours. "Cela a suscité une forte présence policière" concède Sébastien Cote, adjoint à la ville de Montpellier en charge de la protection des populations.

"Mais nous faisons en sorte de multiplier les patrouilles afin de rassurer les parents d’élèves et les enseignants."
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