Visite d'Emmanuel Macron à Montpellier : les syndicats de policiers attendent des annonces à la hauteur des difficultés

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Écrit par M.L.
Emmanuel Macron en visite au Perthus (Pyrénées-Orientales), le 5 novembre 2020.
Emmanuel Macron en visite au Perthus (Pyrénées-Orientales), le 5 novembre 2020. © Guillaume HORCAJUELO / POOL / AFP

Le chef de l'État doit se rendre lundi 18 avril à Montpellier avec le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, pour une visite sur le thème de la sécurité. Il est attendu par les syndicats de policiers, qui dénoncent des effectifs toujours insuffisants et attendent "des réponses pénales adaptées".

"Illustrer sur le terrain les résultats de la politique de sécurité du quotidien", c’est l’un des mots d’ordre qui accompagnera la visite, ce lundi 19 avril, d’Emmanuel Macron et Gérald Darmanin à Montpellier. Le président de la République et le ministre de l’Intérieur doivent d’abord se rendre, en fin de matinée, à l’Hôtel de police pour des échanges avec les forces de l’ordre. 



Une occasion dont les syndicats comptent s’emparer pour faire remonter des revendications au gouvernement. "Je ne sais pas quel bilan va être affiché demain, mais pour nous le contexte reste extrêmement sensible et difficile", appuie ainsi David Leyraud, secrétaire régional adjoint d’Alliance Police Nationale. Et de citer les problématiques des mineurs non accompagnés ou du trafic de stupéfiants, toujours prégnantes selon lui dans la capitale languedocienne.

"Insuffisant"

Alors que la thématique de la sécurité revient de manière récurrente dans le débat local, c’est bien la question des effectifs qui ressurgit. En septembre, le maire Michaël Delafosse et huit parlementaires obtenaient un renfort temporaire de trente CRS pour la métropole. Le mois dernier, Gérald Darmanin promettait l’arrivée de seize policiers supplémentaires. Un chiffre "insuffisant", appuie l’Unité SGP Police, qui en "réclame le double" pour "répondre aux attentes de la population et rendre des lettres de noblesses au service public".

La sécurité du quotidien, elle n’a de sens que s’il y a des policiers qui occupent le terrain et s’il y a une réponse judiciaire à ceux qui franchissent les portes des commissariats pour porter plainte en qualité de victimes. 

David Leyraud, secrétaire régional adjoint d’Alliance Police Nationale

Autre doléance commune aux deux organisations : la dénonciation des "peines de papier" une fois les affaires conduites devant la justice. "Nous attendons des réponses pénales adaptées lorsque un délinquant est présenté devant un juge, appuie l’Unité SGP Police. Les résultats en terme de sécurité ne peuvent pas reposer que sur les épaules des policiers."

Ce lundi devraient donc venir se greffer des revendications nationales, alors qu’un appel à se rassembler devant les tribunaux de Toulouse et Montpellier est lancé pour mardi en réponse aux peines prononcées en appel dans l’affaire d’une violente agression de policiers à Viry-Châtillon (Essonne) en 2016. L'attente est là : "On est persuadés qu'il y aura une annonce, résume David Leyraud, mais est-ce qu'elle sera à la hauteur des enjeux ?" En 2019, la délinquance "générale" a augmenté de 6% à Montpellier, selon les chiffres de la préfecture de l’Hérault.

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