Sète : les coquillages de plusieurs zones de la lagune de Thau interdits à la consommation, sauf les huîtres

La préfecture de l'Hérault vient d'interdire la récolte, la commercialisation et la consommation des coquillages provenant de l’étang de Thau pour cause de contamination. Les huîtres ne sont pas soumises à cette mesure de restriction, tout comme les autres coquillages récoltés avant le 10 mai.

L'étang de Thau, une immense lagune de l'Hérault.
L'étang de Thau, une immense lagune de l'Hérault. © MAXPPP

Une contamination par les phytoplanctons a été détectée dans la lagune de Thau.

Compte tenu des résultats d'analyses, après les recherches de toxines effectuées dans le cadre du réseau Rephytox sur les moules et les huîtres de la zone « 34.39 », le Préfet de l’Hérault a décidé la suspension de la pêche récréative et professionnelle, du ramassage, du transport, de la purification, de l’expédition, de la distribution et de la commercialisation en vue de la consommation humaine de tous les coquillages des zones de l’étang de Thau, à l’exception des huîtres qui n’ont pas montré de contamination.

Les huîtres des zones N° 34.38, 34.39, 34.40 et 39.41 ne sont pas concernées par l'interdiction.

Pollution et interdictions temporaires

Les autres types de coquillages provenant de l’étang de Thau et récoltés avant le 10/05/2021 ne sont pas non plus soumis à cette mesure de restriction.

Cette décision préfectorale temporaire sera levée dès lors que les conditions de sécurité sanitaire seront réunies pour une réouverture des zones de production.

La carte actualisée des interdictions sanitaires de récolte de coquillages se trouve sur le site internet de l’OIEAU ou sur l’application smartphone qualitéCoq.

Recommandations aux consommateurs

Les personnes ayant consommé des coquillages provenant de ces zones et présentant des troubles digestifs (vomissements, diarrhées, nausées…) et/ou des symptômes neurologiques (maux de tête persistants, désorientation et confusion) sont invitées à se rapprocher de leur médecin.

Il est rappelé que la cuisson ne détruit pas les toxines apportées par les phytoplanctons (végétaux microscopiques). Même après cuisson, les coquillages restent impropres à la consommation. Il est demandé aux personnes qui détiendraient ces produits de ne pas les consommer et de les rapporter au point de vente.

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