Lozère : les éleveurs contraints de s'approvisionner en Seine-et-Marne après la grêle de juin

Grâce à cet approvisionnement venu de la région parisienne, les vaches de Franck pourront passer l'hiver au chaud / © Ophélie Le Piver / FTV
Grâce à cet approvisionnement venu de la région parisienne, les vaches de Franck pourront passer l'hiver au chaud / © Ophélie Le Piver / FTV

Les éleveurs lozérois sont en grande difficulté pour nourrir leurs bêtes, après l'épisode de grêle survenu fin juin et la sécheresse qui a suivi. Près de 80 d'entre eux sont obligés de s'approvisionner en paille jusqu'en Seine-et-Marne, où 23 agriculteurs ont répondu à leur appel.

Par ED et Camille Nowak

En juin dernier, près de 80 exploitations agricoles ont vu leurs champs dévastés par la grêle. Aujourd'hui, les éleveurs craignent un manque de nourriture pour leurs bovins cet hiver.

Ce vendredi matin d'août, l'exploitation de Franck Vielledent, à Esclanèdes, en Lozère, a reçu une livraison exceptionnelle. Un camion rempli de paille est arrivé depuis la Seine-et-Marne, après avoir parcouru plus de 600 kilomètres. En tout, 46 ballots, environ 19 tonnes de paille d'orge.
 

La grêle et la sècheresse ont dévasté le stock de paille de cet éleveur de vaches laitières. Il n’a pu produire que 30 tonnes de paille pour passer l’hiver, il lui en manque aujourd’hui 100. Cette situation, récurrente ces dernières années, met en péril son exploitation.

"Faire rentrer de la paille, il y a 25 ans, ça coûtait 35 euros la tonne, calcule Franck. Aujourd’hui, on est à 140. Là, on est en train de réfléchir à changer de projet, sûrement l’an prochain, pour ne plus miser sur la paille, mais passer sur lisier, parce que ça coûte trop cher."
 

Sur le territoire lozérien, 76 exploitations ont dû faire face à un manque de paille. Pour aider les agriculteurs, le Département et la Région participent aux frais de transport. 80.000 euros d’aides ont été débloqués.

L’Association de production animale de Lozère d’André Chevalier s’occupe des commandes.

"On a trouvé de la paille, là-haut, mais le gros travail a été de trouver les transports. Très peu de choses sont produites en Lozère pour aller en Seine-et-Marne, à part quelques transporteurs de bois. Aujourd’hui c’est un transporteur qui est monté à vide et nous a redescendu la paille."

En tout, 23 agriculteurs de Seine-et-Marne ont répondu à cet appel à la solidarité.

Sur le même sujet

Les + Lus