Médias : Vià Occitanie reprise par La Dépêche du Midi, le tribunal de commerce de Nîmes a tranché

Le tribunal de commerce de Nîmes a rendu son délibéré. C'est La Dépêche du Midi qui reprend la chaîne de télévision Vià Occitanie placée en redressement judiciaire. Le groupe Altice, qui possède BFM, était aussi en lice. 

La chaîne comptait 120 salariés avant la décision de placement en redressement judiciaire.
La chaîne comptait 120 salariés avant la décision de placement en redressement judiciaire. © Vià Occitanie

Les 120 salariés de Vià Group - qui regroupe notamment les chaînes en Occitanie, diffusées à Nîmes, Montpellier, Perpignan et Toulouse -  sont fixés. Le Tribunal de commerce de Nîmes a rendu son délibéré. C'est La Dépêche du Midi qui reprend la chaîne de télévision Vià Occitanie, placée depuis deux mois en redressement judiciaire. 

La justice a dû trancher entre deux offres de reprise : celui du groupe La Dépêche du Midi et celui du groupe Altice - qui possède notamment BFM.

Les propositions qui avaient été officialisées consistaient à reprendre 45 salariés et injecter 1M€. BFM avait tergiversé en se positionnant sur des négociations en 2020, puis en renonçant. Dès lors, seul le groupe de presse détenu par la famille Baylet était en lice. Mais au dernier moment, fin mars, BFM s’est repositionné sur ce dossier.

Très récemment, Altice Média avait fait une offre plus importante en doublant la mise, soit 2M€ et s'engageait à reprendre l'intégralité des salariés. C'est ce que nous précise son directeur de la communication Nicholas Chatain. Mais le tribunal n'a pas choisi cette solution pour Vià Occitanie.

Une longue attente pour les salariés

Pour les salariés, l'attente prend fin. C'est un soulagement et une satisfaction pour la majorité d'entre eux qui s'était déclarée favorable à une reprise par le groupe de presse de la famille Baylet. "ça redonne une vraie impulsion à des salariés qui sont au chômage partiel car il n'y avait plus d'argent dans la caisse", commente le représentant du personnel Olivier Roirand.

"Pour l'offre d'Altice à 2M€, je ne l'ai pas vue et je ne sais si elle a été transmise à l'administrateur. Si c'est comme la lettre d'intention intervenue après la clôture du délai des offres de reprise en mars, ça fait partie des coups de force de BFM. Quand ils expliquent qu'ils auraient repris tous les salariés, tout dépend où on met la jauge. Nous ne sommes plus que 57, beaucoup sont partis, ils ont retrouvé du travail ailleurs.

"Et puis, la reprise c'est bien joli, poursuit Olivier Roirand. Mais la pérennité du projet, c'est important. On sait que les antennes de BFM en région ne tiennent qu'avec des journalistes. Toutes les autres têtes auraient été dégagées. Les salariés préfèrent négocier avec un groupe régional identifié clairement, avec lequel ils travaillent depuis 5 ans. Cela  ne veut pas dire qu'avec la Dépêche, tout est rose, mais il doit y avoir possibilité de trouver des compromis pour tout le monde".

Dans un premier temps, l’offre de La Dépêche du Midi ne concernait que la reprise de 31 salariés sur les 120 salariés de Vià Group. L'effectif a été revu à la hausse puisque le groupe reprendra 45 salariés. La Dépêche avait dû réaligner sa proposition sur celle de BFM. Quatorze postes ont au moins été gagnés.

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