Montpellier : relaxe pour les 4 prévenus de l'affaire des prostituées nigérianes

Le palais de justice de Montpellier. / © France 3 Occitanie
Le palais de justice de Montpellier. / © France 3 Occitanie

Relaxe générale dans l'affaire des prostituées nigérianes à Montpellier. Mise en délibérée, l'affaire a été réglée ce lundi après plus de trois ans d'instruction : les quatre prévenus, dont un avocat nîmois, ont été relaxés par le tribunal correctionnel.

Par Isabelle Bris

Cette affaire concernant une douzaine de prostituées d'origine nigérianes à Montpellier était en cours depuis plus de trois ans.

Un avocat nîmois, originaire d'Afrique, a été arrêté en avril 2016 et mis en examen pour "aide directe ou indirecte au séjour irrégulier" et "proxénétisme". 
 
 


"Un dossier vide "


La justice estimait qu'il était impliqué dans un réseau de prostitution installé sur l'avenue de Toulouse à Montpellier -réseau concernant une douzaine de jeunes femmes d'origine nigériane- parce qu'il louait des appartements à trois d'entre elles à Montpellier. 

Un quatrième appartement, loué par des prostituées, appartenait à son expert comptable, lui aussi poursuivi en justice. 
 

Mon client a vécu l'enfer pour rien pendant trois ans !

s'exclame maître Luc Abratkiewicz. Il n'y avait rien dans ce dossier. Mon client affirme qu'il ignorait que ses locataires étaient des prostituées; elles n'ont d'ailleurs jamais travaillé dans les appartements. Elles payaient le loyer en liquide et lui déposait l'argent sur son compte, tous les mois. C'est tout. 


Relaxe pour 4 prévenus


Lors de l'instruction, le parquet avait requis la relaxe pour l'avocat installé à Nîmes dans le Gard, relaxe demandée également par le ministère public lors de la précédente audience.  

Selon maître Abratkiewicz, cette relaxe générale est aussi due au fait que les deux autres prévenues, d'anciennes prostituées, étaient en mesure de "prouver qu'elles n'étaient pas en situation irrégulière au moment des faits."

Également soupçonnées d'avoir logé et aidé des dizaines d'autres Nigérianes à entrer illégalement sur le territoire français, elles ont été relaxées par le tribunal correctionnel. 

Cet épisode judiciaire ne serait néanmoins que l'un des volets de cette vaste affaire de prostitution, qui elle n'est pas terminée.

 





 

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